L’un des plus grands plans de relance de l’histoire des Etats Unis

Mar 17, 2021
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Jeudi dernier, soit environ un an après le début de la pandémie, le président Biden a appo...


Jeudi dernier, soit environ un an après le début de la pandémie, le président Biden a apporté sa signature à l’un des plus grands plans de relance de l’histoire des Etats Unis. Celui-ci se chiffre à 1,900 milliards de dollar, un montant comparable au PIB annuel de l’Italie ou du Brésil. Le volet le plus médiatique de ce plan est l’envoi d’une aide financière de 1,400 dollars à la plupart des américains. 350 milliards seront consacrés à aider les états et les municipalités locales, et des fonds seront également affectés à la lutte contre le coronavirus. Dans la foulée de cette signature, les taux US ont continué leur progression, l’obligation d’état à 10 ans franchissant les 1.6 % (actuellement 1.632 %). Le Dow Jones et le S&P 500 ont établi de nouveaux records et le Nasdaq a rebondi après avoir subi la baisse des valeurs technologiques. Dimanche dernier, Janet Yellen, première femme à diriger le Trésor américain, a déclaré que la Fed pourrait tolérer une hausse temporaire de l’inflation car celle-ci irait de pair avec la reprise économique favorisée par le plan de relance. La banque centrale justement se réunit aujourd’hui et une fois de plus, la thématique de l’inflation sera abordée. Le marché s’attend à ce que la FED laisse se politique actuelle inchangée. De plus en plus de membres considèrent – eux aussi – que la hausse des rendements US est un signe logique que l’économie va repartir, et que tant que l’inflation ne dépassera pas les 2 %, il ne devrait pas y avoir de grands changements.


Du côté des statistiques US, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont reflué de 42,000 pour s’établir à 712,000. Le nombre de chercheurs d’emploi est désormais de 4.144 millions contre 4.337 la semaine précédente. Les ventes au détail en revanche ont reculé de 3 % en février en raison de la vague de froid qui s’est abattue sur une bonne partie du pays. On s’attend à un fort rebond en mars lorsque les américains auront reçu leurs chèques.


En Europe, la banque centrale européenne s’est réunie en fin de semaine dernière. Elle e a laissé ses taux directeurs inchangés mais a également annoncé augmenter le rythme auquel elle procède à des rachats d’actifs. La BCE se démarque de la FED dans son rapport à l’inflation et se montre plus offensive, moins sereine face à la hausse des taux pourtant plus mesurée chez nous. Il est vrai que la situation est différente dans les deux zones : en Europe, l’épidémie semble moins maitrisée avec l’augmentation des variants du virus et un déploiement plus lent des vaccins. Le soutien à l’économie est plus mesuré et les perspectives de reprise économiques moins forte qu’aux USA. Dans ce contexte, le différentiel de taux entre les pays européens et les Etats-Unis augmente et l’euro reste en dessous de 1.20 USD (autour de 1.19 à l’heure actuelle).


La livre sterling est restée stable ces derniers jours, ce qui contraste avec la spectaculaire hausse amorcée depuis la fin d’année dernière. Cette hausse venait couronner une campagne de vaccination efficace, une amélioration sur le plan sanitaire et un plan de réouverture prudent mais volontariste. Une statistique est cependant venue ternir ce tableau : pour les premières données post-Brexit, entre décembre 2020 et janvier 2021 les exportations britanniques vers l’UE ont lourdement chuté de 40 % et les importations ont diminué de 22 %. Sur le plan politique, le Royaume Uni a unilatéralement repoussé de six mois l’introduction de contrôles à la frontière nord-irlandaise. L’Union européenne a entamé une action en justice pour violation de l’accord du Brexit. Les relations se tendent entre les deux parties.


Autrement, les principales devises ont évolué dans un corridor assez restreint, en attente du meeting de la FED. Seul le franc suisse s’est renforcé face au dollar et à l’euro. Le pétrole continue de progresser : le baril de WTI approche les 65 dollar et l’once d’or parvient à se maintenir au-dessus des 1,700 dollar.