La reprise du Covid en chine fait baisser le cours du pétrole

Nov 30, 2022
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La publication des minutes de la Fed la semaine dernière a laissé entendre que des hausses...

La publication des minutes de la Fed la semaine dernière a laissé entendre que des hausses de taux plus faibles que les précédentes pourraient intervenir lors des prochaines réunions de politique monétaire. Les marchés s'attendent largement à ce que le FOMC, en charge de la fixation des taux, revienne à une hausse de 0,5 point de pourcentage en décembre après quatre hausses consécutives de 0,75 points. Certains responsables de la banque centrale ont déclaré qu'ils voyaient encore peu de signes de ralentissement de l'inflation mais d’autres membres ont exprimé leur inquiétude quant aux risques pour le système financier si la Fed continue à monter les taux de manière agressive. Les minutes ont noté que des hausses plus faibles donneraient aux décideurs une chance d'évaluer l'impact de la succession de hausses de taux. La prochaine décision de la banque centrale sur les taux d'intérêt aura lieu le 14 décembre. Lundi, James Bullard, président de la Fed de Saint-Louis a affirmé sa conviction que le taux directeur cible de la Fed doit passer à une fourchette d'au moins 5,00 % à 5,25 %, contre le niveau actuel de 3,75 % à 4,00 %, pour être "suffisamment restrictif" pour réduire l'inflation. James Bullard considère que la Réserve fédérale devra encore augmenter les taux d'intérêt et les maintenir tout au long de l'année prochaine et en 2024 pour maîtriser l'inflation et la ramener vers l'objectif de 2 %. Mais bien entendu, ce membre hawkish de la Fed s'en remettra aux décisions du président de la Fed Jerome Powell, pour ce qui est de la hausse des taux lors des prochaines réunions de politique monétaire. Ce dernier doit s’exprimer ce soir au sujet des perspectives économiques, de l’inflation et de l’emploi aux Etats-Unis. Bien entendu, on guettera d’éventuelles indications sur un ralentissement des hausses de taux.


De l’autre côté de l’atlantique, Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne estime que le pic de l'inflation n'a pas encore été atteint même si la croissance des crédits accordés aux entreprises et aux ménages ralentit. Le président de la Bundesbank, Joachim Nagel a quant à lui déclaré que l'inflation resterait probablement supérieure à 7 % l'année prochaine en Allemagne. Dans la zone euro, l’Allemagne et l’Espagne ont publié une inflation en baisse ces derniers jours. La faiblesse des prix du pétrole pourrait être un facteur déterminant : les indices de référence sont à leurs plus bas niveaux depuis près d'un an et ce matin le baril de pétrole américain se traite autour de 79 dollar alors qu’il était à plus de 90 au début du mois. Et désormais certaines rumeurs ressurgissent laissant entendre qu’une nouvelle réduction de la production pourrait être décidée par le cartel de l’Opep.


La situation en Chine impacte bien entendu fortement le prix de l’or noir. Dans ce pays, deuxième économie mondiale, l'activité manufacturière a poursuivi sa chute en novembre selon des chiffres officiels publiés ce matin. L'indice des directeurs d'achat (PMI) qui reflète la bonne santé de l’industrie, s'est établi à 48 points contre 49,2 en octobre. Cet indice est évidemment plombé par une politique stricte de zéro-covid, avec des confinements de quartiers voire de villes entières. Ces mesures pénalisent l'activité des entreprises (allant jusqu’à faire baisser le cours de l’action Apple), perturbent les chaînes logistiques et font monter dans le pays un vent de contestation qui préoccupe les autorités.


Du côté des devises, le dollar index est stable sur une semaine. L’euro-dollar a connu un pic juste en dessous de 1.05 avant de revenir au niveau de 1.0350. Le câble a lui fait un top à 1.2146 avant de consolider sous 1.20. Le rebond de la devise britannique est remarquable : il y a à peine deux mois la paire GBP/USD se traitait à son plus bas niveau historique à 1.0356. La démission de Liz Truss et l’arrivée de Rishi Sunak a apporté un peu plus de stabilité politique et rassuré les marchés. Mais dans ce pays l’inflation est toujours brulante : le prix des denrées alimentaires a atteint un nouveau plus haut à +12.4 % sur un an.


Le prix de l'once d’or est stable sur la semaine. Après sa hausse récente, le XAU évolue autour de 1750 dollar sans parvenir à casser la première résistance à 1760 dollar.