La bourse de New York réagit négativement

Jul 1, 2020
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  • DOW JONES 25’812.88
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La monnaie unique  évolue dans une fourchette  très étroite contre le billet vert et conso...


La monnaie unique  évolue dans une fourchette  très étroite contre le billet vert et consolide dans la zone 1.1200 – 1.1400 dollar depuis début juin. La pandémie continue de se propager au centre et dans le sud des Etats-Unis. Le gouverneur du Texas a ordonné la fermeture des bars et restaurants ré-ouverts récemment. Le gouverneur de Californie en a fait de même à Los Angeles et dans six autres comtés. Le dollar valeur refuge s’est donc légèrement renforcé et la parité se trouve au bas de cette zone de consolidation. Sur le plan économique, le PIB américain est sorti comme attendu à -5 % en rythme annuel au premier trimestre 2020. Les inscriptions hebdomadaires au chômage sont en baisse à 1’480’000 contre 1’508’000 la semaine précédente alors que les analystes espéraient 1’335’000. La FED de son côté a annoncé des mesures fortes. Elle a imposé de nouvelles restrictions pour les plus grandes banques du pays. Elle a ainsi interdit à 34 établissement bancaire de procéder à des programmes de rachat d’actions au troisième trimestre. Elle leur ordonne en outre de limiter les versements de dividendes aux actionnaires. Cette décision, une première depuis la Grande récession, est consécutive aux tests de résistance bancaire publiés jeudi. La bourse de New York a réagi négativement à cette annonce et le Dow Jones a reculé de 2.84 % vendredi. Cela n’empêche pas les indices d’évoluer à des niveaux très élevés ce qui inquiète le FMI pour qui ils semblent déconnectés de la réalité en atteignant des sommets malgré la récession mondiale provoquée par la pandémie. Pour l’institut, ils pourraient donc subir une sévère correction. Ce dernier a prévenu que la récession mondiale en 2020 serait plus sévère qu’estimé en avril (-4,9 % contre -3 %) et il s’attend à une reprise plus lente que prévu au début du troisième trimestre. Cette divergence fait naître le spectre d’une nouvelle correction toujours selon le FMI. Hier Jerome Powell et Thomas Jordan ont averti que la reprise complète de l’économie au niveau mondiale prendra beaucoup de temps.


Le Premier ministre britannique Boris Johnson a promis un vaste plan de relance, fondé sur la construction d’infrastructures, pour soutenir l’économie britannique, durement affectée. Ce plan de  5 milliards de livres est destiné à des projets d’infrastructure au Royaume Uni. Cette initiative a pour but d’amortir l’impact économique de la pandémie. La Grande-Bretagne a été le pays le plus touché du G7 avec une baisse du PIB de plus de 20 % au mois d’avril,  de 2,2 % au premier trimestre le plus bas depuis 1979. La situation économique et le blocage dans les négociations avec l’Union Européenne maintiennent sous pression la livre sterling qui se replie contre L’Euro et le franc suisse.


La semaine passée les avoirs en banque à vue auprès de la BNS ont augmenté de 2.95 milliards de francs montrant que l’institut est revenu sur le marché après quatre semaines où les avoirs étaient restés stables. Le cours du franc s’est replié depuis les plus hauts atteint au cœur de la tourmente le 14 mai à 1.0505 mais la banque centrale ne baisse pas la garde comme elle l’a déclaré à de multiples reprises. Le franc retrouve les niveaux qu’il connaissait contre la monnaie unique fin janvier soit avant l’éclatement de la crise ce qui explique que la BNS se montre moins agressive.


Le Canada a perdu sa note triple A auprès de Fitch qui lui attribue désormais un AA+. Le déficit budgétaire pour l’année fiscale 2020/2021 devrait attendre 12 % du PIB contre 1 % lors du précédent exercice. Le niveau de la dette devrait lui être de 115 % du PIB alors qu’il se trouvait déjà à 88 % l’année passée. Les deux autres grandes agences de notation devraient suivre le mouvement dans le courant de l’année.


L’once d’or évolue toujours près de son plus haut du dernier trimestre de 2012 contre le dollar. La zone de 1’750-1’770 dollars l’once était une résistance importante mais le métal jaune qui bénéficie d’un contexte marqué par les incertitudes relatives à l’évolution de la pandémie et des taux bas généralisés continue son chemin vers l’objectif de 1’796.08 soit le plus haut atteint en 2012.