Dissensions entre républicains et démocrates

Oct 14, 2020
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La parité EUR/USD a connu une nouvelle semaine sans grand relief. La faute, tout d’abord à...


La parité EUR/USD a connu une nouvelle semaine sans grand relief. La faute, tout d’abord à un jour férié aux Etats-Unis, le Colombus Day  lundi, et ensuite à un marché qui semble d’ores-et-déjà dans l’attente des résultats de l’élection présidentielle américaine du 3 novembre. D’ici là, ce sont les négociations sur le nouveau plan d’aide économique qui focalisent l’attention. Ce dernier qui attise les dissensions entre républicains et démocrates a vu l’administration Trump révisé à la hausse l’enveloppe en proposant 1’800 milliards de dollars. Ce montant est  jugé trop généreux par les républicains et insuffisant pour les démocrates qui l’ont rejeté. Il reste un enjeu majeur pour le camp républicain dans la course à la présidentielle mais le marché doute qu’un compromis puisse être trouvé avant le 3 novembre. De son côté la FED continue de mettre la pression. Selon les dirigeants de la Banque centrale américaine, il est impératif qu’une aide supplémentaire du gouvernement aux ménages et aux entreprises soit suffisamment conséquente pour ne pas entraver la reprise économique. Après Powell, c’est Rosengren et Kaplan qui sont revenus à la charge. Le premier s’inquiète du fait que de nombreuses  petites et moyennes entreprises seraient en danger alors que pour  Kaplan, la FED n’a tout simplement pas les instruments  pour remplacer un plan de relance ambitieux. Le Secrétaire d’Etat au Trésor Steven Mnuchin a assuré Nanci Pelosi, Présidente de la Chambre des représentants et poids lourd du parti démocrate, de la volonté du Président de parvenir rapidement à un accord. Mais pour Mitch McConnell, le chef de la majorité républicaine au Sénat, la proximité de l’élection présidentielle rend très difficile la conclusion d’un tel accord.


Dans l’Union Européenne aussi, le plan exceptionnel d’aide à l’économie a de la peine à se concrétiser. L’Union aimerait conditionner l’aide aux respects de certaines règles démocratiques par ses pays membres. Ce qui a valu une attaque particulièrement virulente du leader du parti gouvernemental polonais Jaroslaw Kaczynski qui menace de poser son veto à l’adoption de ce plan rejoignant dans ses menaces celles de Viktor Orban le Premier Ministre hongrois. M. Kaczynski a déclaré qu’à l’époque,  l’Union soviétique accordait une certaine indépendance à la Pologne et à son église catholique alors que l’UE, elle, cherche à enlever sa souveraineté au pays. Le temps tourne aussi pour les 27 pour entériner le budget de l’Union et la mise en place de ce plan de 750 milliards d’euros qu’elle souhaite voir entrer en vigueur le 1er janvier 2021. Mais les 27 sont aussi ouverts sur un autre front soit celui des négociations sur le Brexit. Les chefs de gouvernement vont se retrouver demain à Bruxelles pour un sommet qui devrait être houleux. « La France bloquera toujours tout accord plutôt que d’accepter un mauvais accord sur les droits de pêche » selon un de ses représentants officiel. La pêche est l’un des principaux points de blocage des négociations entre la Grande-Bretagne et l’UE sur leurs futures relations commerciales post-Brexit mais ce n’est de loin pas le seul. Et Boris Johnson a menacé de quitter la table des négociations s’il n’entrevoyait pas la possibilité d’un accord proche. Le retour de la volatilité sur le marché des changes pourrait donc venir de la devise anglaise. La livre a vécu des journées chahutées mais elle s’est stabilisée et s’est même reprise en atteignant 1.3083 contre le dollar, un niveau plus vu depuis le 8 septembre. Elle s’est aussi appréciée contre la monnaie unique et s’est approchée à nouveau des 0.90 livre pour un Euro. La proximité du sommet de Bruxelles et les probabilités d’un « No deal » l’a font reculer de nouveau ces deux derniers jours. Elle est ainsi de retour à 1.2900 contre le billet vert et à 0.9100 contre l’Euro.


Le franc suisse s’est renforcé contre la monnaie unique après la publication de nouvelles prévisions sur le Produit Intérieur Brut pour la Suisse. Le PIB va reculer de 3,8 % en 2020, le plus fort repli qu’a connu le pays depuis 1975, d’après les indications fournies par le SECO lundi. Les nouvelles prévisions pour la Suisse sont bien meilleures que les perspectives établies en juin, qui laissaient augurer un recul de 6,2 %. A titre de comparaison, les Etats-Unis devraient afficher un PIB en retrait de 4,2 % cette année tandis que celui de la zone euro devrait plonger de -8,1 %. A 1.0725 la  monnaie unique est au plus bas contre le franc depuis la fin août. La zone de 1.0700/1.0725 est vue comme le premier niveau défendu par la BNS.


La Nouvelle-Zélande sera-t-elle le prochain pays à connaitre des taux d’intérêts négatifs ? C’est en tout cas ce que laisse entendre une source émanant de la banque centrale. Christian Hawkesby, gouverneur-assistant de celle-ci a déclaré que la banque travaillait activement sur de nouvelles mesures d’aide  incluant des taux d’intérêts négatifs ainsi qu’un programme de soutien à l’économie et que ceci n’était pas du bluff.