Coronavirus et Brexit auront marqué l’année 2020

Dec 23, 2020
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La monnaie unique continue de caracoler au plus haut de l’année en ces derniers jours de 2...


La monnaie unique continue de caracoler au plus haut de l’année en ces derniers jours de 2020. Elle avait commencé, le 1er janvier, à 1.1210 et vaut 12 mois plus tard 10 cents de plus à 1.2200. L’année 2020 aura été marquée par la pandémie de coronavirus et le Brexit. Ces deux évènements qui auront été tout au long de ces douze mois à la une restent les deux thèmes principaux de ces dernières journées avec l’arrivée d’une nouvelle souche du virus et les dernières tentatives de négociations entre Londres et Bruxelles.


Sur le plan économique, aux Etats-Unis après avoir trouvé un accord dimanche soir au Congrès entre les républicains et les démocrates sur des mesures de soutien à l’économie, un nouveau programme d’aide de 892 milliards de dollars va être mis en place. Ce nouveau programme inclus notamment des chèques de 600 dollars par adultes et par enfants, aux familles américaines fragilisées par la pandémie. Le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, a déclaré que ces chèques seraient envoyés dès le début de la semaine prochaine. Mercredi passé, La Réserve fédérale américaine s’est montrée relativement positive à l’occasion de sa dernière réunion de politique monétaire de l’année. Elle a déclaré que les perspectives pour l’économie américaine s’étaient améliorées depuis septembre, malgré la récente deuxième vague de cas Covid. Le Président de la FED, Jerome Powell, estime qu’avec l’arrivée des vaccins, la deuxième moitié 2021 verra une croissance forte. L’institut a ainsi révisé à la hausse ses perspectives économiques. Le PIB devrait croître de 4.2 % en 2021 et 3.2 % en 2022 et le chômage reculer à 5 % l’année prochaine. L’inflation devrait rester modérée avec 1.8 % en 2021 et 1.9 % en 2022. Ceci garantira des taux bas au moins jusqu’en 2023 selon l’institut. Comme attendu elle a maintenu ses taux directeurs inchangé et les rachats d’actifs vont se poursuivre à hauteur de 120 milliards de dollars par mois.  Elle a précisé que ces achats obligataires se poursuivraient jusqu’à ce que l’économie soit complètement remise des effets du COVID-19.


Lors de sa réunion trimestrielle de politique monétaire, la BNS a également maintenu son taux directeur inchangé à -0,75 %. Le Trésor américain a publié son rapport sur les pays accusé de manipuler leur devise. Et comme anticipé, il a désigné la Suisse pour les interventions de la banque nationale dans le marché des changes. La BNS a réfuté ces accusations tout en précisant qu’elle continuerait à intervenir pour empêcher une appréciation du franc. A court terme, aucune sanction n’est attendue d’autant plus que le dollar est au plus bas de tous les temps contre notre devise si on fait abstraction de deux brèves périodes que furent la crise de la dette européenne en 2010 et l’abandon du taux plancher en 2015. En vingt ans, le billet vert a perdu 50 % de sa valeur contre le franc. A la fin de l’an 2000, il valait plus de 1.80 franc contre moins de 0.9000 en ce moment. Mais les analystes craignent, néanmoins, qu’à terme la banque centrale soit freinée dans sa volonté de défendre le franc.


D’autres banques centrales tenaient leur réunion de politique monétaire la semaine passée.


La Banque d’Angleterre a laissé ses taux directeurs et son programme d’achat d’actifs inchangés. Alors que l’incertitude reste totale sur un accord ou non entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni, le statu quo était largement anticipé. Il est clair que la BOE préfère garder ses munitions dans l’attente du 31 décembre. En cas de « No Deal », la banque mettra sans aucun doute en place de nouvelles mesures pour amortir le choc. Des mesures qui pourraient aller jusqu’à une baisse des taux. Dans le cas d’un accord, elle pourra se contenter de voir venir.


La Banque du Japon a elle aussi maintenu ses taux inchangés mais elle a prolongé son programme de soutien aux entreprises pour 6 mois soit de mars à septembre 2021.


La Banque de Norvège a surpris les analystes. Elle a certes maintenu ses taux inchangés à 0 % mais a révisé ses anticipations sur l’avenir de sa politique monétaire. En septembre, elle ne prévoyait pas de relever ses taux avant la fin 2022. Elle a désormais avancé sa prévision au premier semestre 2022. Les principales banques centrales ont clairement annoncé ces derniers temps que leurs taux demeuraient bas pour une longue période encore. La Banque de Norvège, elle, estime si l’économie se reprend fortement l’année prochaine alors les taux devraient remonter plus vite que prévu précédemment. C’est un scénario similaire qui est envisagé désormais par la Banque Centrale de la République Tchèque et son gouverneur Jiri Rusnok. Il a modéré les attentes en estimant que de nombreuses incertitudes demeurent mais si le vaccin confirme les espoirs alors l’économie repartira fortement.


Enfin la Banque Centrale de Russie a maintenu ses taux sur leurs plus bas historiques de 4.5 %. Elle a quelque peu changé son discours en déclarant que certes la porte restait ouverte pour une nouvelle réduction des taux mais que celle-ci devenait moins évidente aux vues de l’inflation. La Banque a révisé à la hausse ses prévision d’inflation pour la fin de l’année dans une fourchette de 4.6 à 4.9 % contre 3.9 à 4.2 % en octobre.