Une progression moins vigoureuse qu’attendue

Jun 9, 2021
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La parité EUR/USD demeure dans une période de consolidation. Cela fait maintenant bientôt ...


La parité EUR/USD demeure dans une période de consolidation. Cela fait maintenant bientôt deux mois qu’elle évolue entre 1.2000 et 1.2275 dans l’attente d’évènements qui pourraient lui donner une nouvelle impulsion. La publication du rapport de l’emploi américain du mois de mai qui était si attendu par les marchés actionnaires et obligataires n’a guère amené de volatilité. Une progression moins vigoureuse qu’attendue a plutôt rassuré les investisseurs et les craintes d’un resserrement monétaire par la Fed s’éloignent de nouveau quelque peu. L’économie américaine ainsi a créé 559 000 emplois en mai, contre 675 000 attendus et 278 000 en avril. Le chômage a encore décliné, passant de 6,1 % à 5,8 %. Même si le processus de récupération des postes perdus l’année passée se poursuit, il manque encore 7,6 millions d’emplois par rapport à février 2020. Et si la réouverture des entreprises, l’augmentation des capacités de production et l’activité dans le secteur des services comme le montre l’indice ISM non manufacturier ont fortement rebondi en mai, La Fed devrait continuer d’opter pour le statu quo ces prochains mois. Malgré des dissensions de plus en plus fortes en son sein, elle réitèrera certainement que la hausse de l’inflation, 4.2 % en avril sur base annuelle, n’est que temporaire et que l’économie a toujours besoin d’être soutenue malgré une croissance a plus de 6 % au premier trimestre. L’amélioration du marché de l’emploi américain, la hausse de l’inflation et de la croissance ne semble pour l’instant toujours pas rassurer l’institut au point de se traduire par un rebond des taux longs et un revirement de la politique monétaire de la Fed.


La parité EUR/CHF connait aussi une période de faible volatilité et évolue entre 1.0900 et 1.1000 ces dernières semaines. Mais le franc se raffermis imperceptiblement profitant des bons chiffres économiques, de la solidité de la reprise dans notre pays et du faible attrait des rendements des autres devises principales. Ainsi depuis le plus bas atteint par le franc à 1.1152 le 4 mars notre monnaie ne fait que regagner lentement le terrain perdu au mois de février.


En Russie, les prix à la consommation avaient commencé à grimper en mars 2020, après des mois d’inflation historiquement basse sur fond de crise pétrolière et de chute du rouble. Lundi, l’indice des prix à la consommation en mai a continué sa progression et est sorti plus élevé que prévu à 6 % contre 5.5 % le mois précédent et 5,8 % attendu. Cette poussée inflationniste amènera une quasi certaine hausse de 50 points de base vendredi lors de la réunion de politique monétaire de la banque centrale. Cela se reflète dans les taux russes avec un marché qui « price » déjà 54 points de hausse avant cette réunion de juin. Les analystes commencent même à envisager un potentiel relèvement supplémentaire d’un demi pourcent lors de la réunion de juillet. Pour rappel, la CBR avait déjà procédé, cette année, à un relèvement de 25 points en mars et un de 50 en avril.


La livre turque est toujours sous haute pression et a atteint un nouveau plus bas historique contre le billet vert à 8.7525 livre pour un dollar vendredi. Malgré un chiffre de l’inflation, jeudi passé, meilleur qu’attendu, la monnaie turque a encore perdu du terrain. L’inflation est sortie à 16,59 % en mai contre 17,14 % le mois précédent. Cette mise sous pression de la devise turque est la sanction des marchés face à l’incertitude entourant la politique monétaire de la banque centrale et son indépendance.


En Chine, l’activité dans les services a ralenti en mai tout en restant en territoire positif. L’indice d’activité des directeurs d’achat (PMI) pour les services, s’est établi à 55,1 points en mai, contre 56,3 le mois précédent. Les entreprises sondées ont cependant fait état d’une hausse importante de leurs commandes qui mettent sous pression leurs capacités opérationnelles. La devise chinoise qui avait atteint 6.3525 Yuan pour un dollar le 31 mai soit le plus haut depuis juin 2018, s’est légèrement repliée depuis. Entre autres, sous l’impulsion de la banque centrale qui soucieuse de la montée du Yuan a imposé aux banques chinoises une augmentation de leurs réserves de 2 % qui devrait accroître leur coût de financement. En intervenant ainsi, la PBOC a donné un signal au marché qu’elle s’inquiétait de la hausse trop rapide de la devise et qu’elle voulait tempérer celle-ci.


Les banques centrales seront de retour sur le devant de la scène dès aujourd’hui avec la Banque du Canada, la BCE demain, la FED mercredi prochain, La BNS, la Banque de Norvège le 17 et la Banque du Japon le 18.