Une nouvelle vague d’optimisme sur les marchés

Nov 18, 2020
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Après Pfizer, c’est Moderna qui a annoncé l’arrivée d’un nouveau vaccin ...


Après Pfizer, c’est Moderna qui a annoncé l’arrivée d’un nouveau vaccin contre le Covid-19. Moderna Therapeutics a déclaré atteindre une efficacité de 94,5 % à l’issue de son étude clinique avancée. Cette nouvelle a déclenché une nouvelle vague d’optimisme sur les marchés. Elle a favorisé les monnaies à risques au détriment des valeurs refuges et dopé les indices boursiers. L’Euro s’approche des 1,1900 contre le dollar et s’installe au-dessus de 1.0800 contre le franc suisse alors que le Dow Jones a battu un nouveau record historique en séance à 29’964.29 points lundi. Mais la situation sur le front de la pandémie reste très tendue des deux côtés de l’Atlantique. Elle se détériore même aux Etats-Unis ou plus de 11 millions d’américains ont été touchés par la maladie. Les états du Michigan et de Washington ont pris de nouvelles mesures ce week-end face au doublement de la propagation. En Europe, les mauvaises nouvelles se suivent ces derniers jours. En France, le nombre d’hospitalisations dépasse les chiffres du printemps et le cap des 2 millions de cas a été atteint hier. En Angleterre, plus de 32’000 nouveaux cas ont été annoncé en 24 heures en fin de semaine passée, un record. Le ministre allemand des finances a déclaré que le lockdown de novembre impacterait négativement la croissance au quatrième trimestre. Les banquiers centraux ont essayé de tempérer quelque peu cet optimisme. Christine Lagarde, pour la Banque Centrale Européenne, Andrew Bailey, pour la Banque d’Angleterre, et Jerome Powell pour la FED ont tous trois déclaré que les avancements étaient certes encourageants mais il ne fallait pas trop s’emballer car « on en n‘est pas encore sorti ».


En zone euro, la reprise économique est moins forte qu’en Chine et aux Etats-Unis. Le PIB du troisième trimestre a été révisé en légère baisse, à + 12,6 % contre + 12,7 % attendu et affiche un recul de 4,4 % sur un an. La production industrielle s’est repliée de 0,4 % en septembre, un recul de 6,8 % sur base annuelle. Face à une reprise qui s’annonce chaotique, les regards se tournent vers la BCE qui suscite bien des attentes. Ceci d’autant plus que la Hongrie et la Pologne ont bloqué lundi le budget de l’Union Européenne et le plan de relance massif approuvé, dans la douleur, en juillet. Lors d’une réunion des pays de l’Union, Budapest et Varosvie ont mis leur veto à l’adoption de ce paquet de relance économique pour s’opposer à la mise en place d’un mécanisme permettant de priver de fonds européens les pays accusés de violer l’état de droit.


Ce regain d’optimisme, on l’a vu, a allégé la pression haussière sur notre devise et la BNS a pu quelque peu desserrer son étreinte sur le marché. Ceci se reflète dans les réserves en devises auprès de la Banque Nationale qui sont demeurées pour la deuxième semaine consécutive inchangées.


La livre sterling profite d’une nouvelle publiée dans le tabloïde britannique, Sun, mentionnant que le négociateur en chef anglais, David Frost, aurait annoncé au premier ministre Boris Johnson qu’un accord commercial entre l’Union Européenne et la Grande-Bretagne pourrait être conclu en début de semaine prochaine. Mais un tel accord peut capoter à n’importe quel moment, les deux côtés de la table enjoignant l’autre d’être raisonnable et les différents demeurent. Ce vendredi, Michel Barnier, le négociateur européen informera les 27 de l’évolution des négociations. Il sera assurément intéressant de pouvoir confronter les deux points de vue. Dans l’attente, la devise britannique reflète un certain optimisme et se maintient en-dessus de 1.3000 contre le dollar, 1.2000 contre le franc et sous les 0.9000 contre la monnaie unique.


La Banque Centrale du Mexique a surpris les marchés en maintenant inchangé son principal taux d’intérêt à 4.25 %. Elle a justifié sa décision par la nécessité de faire une pause afin de réévaluer la situation. Après 11 baisses consécutives, cette décision a été prise par 4 voix pour contre une favorable à un nouvel ajustement baissier de 0.25 %.


Le prix du brut se stabilise sur les 40 dollars. A la perspective d’un vaccin disponible dans un avenir relativement proche qui soulagerait l’économie s’ajoute l’espoir que l’OPEP maintiendra son niveau de production actuel après les propos du Secrétaire général Mohammad Barkindo. Ce dernier a déclaré que le cartel devait se tenir prêt à répondre aux soubresauts de l’économie et a suggéré que les ministres considéraient reporter de six mois l’augmentation de la production prévue en janvier.