Une inflation pas si passagère

Dec 1, 2021
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Le président de la Réserve fédérale américaine a revu ses positions hier après-midi. Selon...


Le président de la Réserve fédérale américaine a revu ses positions hier après-midi. Selon lui, il est désormais inapproprié de percevoir l’inflation comme transitoire aux États-Unis. Jerome Powell a en outre précisé que la Fed était également préoccupée par les performances du marché de l’emploi. Le nombre de postes non pourvus a atteint un niveau quasiment record et les hausses de salaires sont plus importantes. Les risques d’une inflation plus persistante ont grandi. M. Powell juge donc opportun d’accélérer la réduction des achats d’actifs de la Fed. Ce changement ouvre la perspective d’une hausse des taux par l’institution monétaire. Le taux de change de l’EUR/USD a reculé à 1.1236 lors de l’annonce et a rebondi à 1.1344 ce matin. Sur le front des taux d’intérêt, le taux américain à 10 ans est ressorti à 1.47 % ce matin. L’indice S&P 500 a reculé à 4’567 points, le Nasdaq à 15’537 points et le Dow Jones à 34’483 points.


Hier, la livre turque s’est effondrée à un nouveau plus-bas record après l’annonce américaine pour céder 4.7 % de sa valeur face au dollar américain. La livre a perdu plus de 40 % en un an. En réponse à cette chute de la devise, le président turc s’est opposé à tout « compromis » concernant le niveau des taux directeurs. L’inflation avoisine les 20 % et pourrait bien dépasser ce niveau en novembre. Le chiffre sera publié vendredi.


Le PIB suisse a progressé de 1.7% au troisième trimestre (contre des anticipations de 2 % et un chiffre de 1.8 % au deuxième trimestre). Sur un an, la croissance est ressortie à 4.1 %, ce qui est bien supérieur aux attentes (3.2 %) et traduit une tendance à la hausse par rapport aux trimestres précédents. L’indice suisse ressort aujourd’hui à 12’205.


La consommation a soutenu la croissance au 3e trimestre. Par secteur, les produits pharmaceutiques et chimiques ont progressé à un rythme constant, suivis du secteur manufacturier. L’activité dans le secteur des services financiers a, en revanche, ralenti. Le secteur de l’hôtellerie se redresse lentement, tandis que l’activité dans les arts, le divertissement et les loisirs repart fortement à la hausse. Après deux tendances baissières, l’économie suisse dépasse désormais son niveau atteint avant l’éclatement de la pandémie.


Malgré la nette appréciation du franc suisse, la Banque nationale suisse reste inactive sur ce front. Selon la Direction générale de la BNS, la banque interviendra en cas de nécessité, sans toutefois préciser à quel niveau. L’EUR/CHF s’est replié à 1.0411.


Les prix à la consommation se sont hissés à un niveau record de 4.9 % en novembre, contre une hausse de 4.1 % en glissement annuel en octobre dans la zone euro. Les principaux responsables de cette hausse sont les prix de l’énergie et les perturbations au niveau de la chaîne d’approvisionnement. La semaine dernière, le vice-président de la BCE, Luis de Guindos, a déclaré que la banque centrale prévoyait toujours de mettre fin à son programme d’achats d’obligations d’urgence en mars.


Pendant ce temps en Chine, la faiblesse de la demande, le recul de l’emploi et la hausse des prix ont pesé sur le secteur manufacturier en novembre. Le PMI Markit a fléchi à 49.9 en novembre contre 50.6 le mois précédent. La deuxième économie mondiale, qui s’est redressée de manière impressionnante après la pandémie de coronavirus, est désormais aux prises avec un ralentissement de son secteur manufacturier, des problèmes d’endettement dans le secteur immobilier et une résurgence de l’épidémie de Covid.


Hier, les prix du pétrole ont chuté à leur plus bas niveau depuis 3 mois. Le conseiller principal du département d’État américain a déclaré que les États-Unis libéreraient, comme prévu, 50 millions de barils de pétrole de leurs réserves stratégiques et pourraient même en vendre davantage, si le besoin s’en faisait ressentir. Le marché du pétrole demeure instable, prix actuels : le Brent s’élève à 71.94 et le brut à 68.59.