Troisième confinement pour le Royaume-Uni

Jan 6, 2021
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Le dollar a commencé cette nouvelle année comme il l’avait finie soit faible vis-à-vis de ...


Le dollar a commencé cette nouvelle année comme il l’avait finie soit faible vis-à-vis de la monnaie unique, du franc, du Yen et du Yuan entre autres. Le président de la Fed de Chicago, Charles Evans, a déclaré que la politique monétaire restera durablement accommodante aux Etats-Unis. Plusieurs années seront nécessaires pour ramener l’inflation à un niveau moyen de 2%, ce qui signifie que les taux d’intérêt resteront bas pour un moment encore. Le plan de relance de 900 milliards de dollars, voté par le congrès juste avant Noël, est de bonne augure pour soutenir la consommation des ménages. En effet, les allocations hebdomadaires de chômage vont être augmentées de 300 dollars, pendant trois mois, et un chèque de 600 dollars sera versé à chaque Américain dont le revenu annuel est inférieur à 75’000. Sur le plan économique, le secteur manufacturier américain a connu en décembre sa plus forte croissance en plus de six ans. L’indice PMI manufacturier a progressé à 57,1 contre 56,7 en novembre. L’activité manufacturière a crû sans discontinuer au cours des six derniers mois. Néanmoins ces bonnes nouvelles n’ont pas suffi pour renverser la tendance baissière du billet vert.


Avec le confinement général annoncé par le Premier Ministre britannique Boris Johnson pour lutter contre la propagation de la nouvelle souche du coronavirus au Royaume-Uni, l’enthousiasme des investisseurs pour la livre sterling s’est refroidi et les valeurs refuges retrouvent le devant de la scène. Alors que les incertitudes planent tant sur la croissance que le déploiement des vaccinations, le franc suisse est à nouveau recherché et est repassé sous les 1.0800 contre l’Euro en ces premiers jours de l’an. L’once d’or est remontée largement au-dessus de 1’900 dollars entrainant dans son sillage celle d’argent. La faiblesse du dollar, des taux d’intérêt très bas et un sentiment général à l’aversion aux positions à risques sont un terreau favorable pour les métaux précieux. Le Yuan se traite sous le niveau de 6.50 contre le dollar pour la première fois depuis la mi-juin 2018. La devise chinoise s’échange à 6.4370 ce matin après avoir atteint 7.1965 en mai de l’année passée. C’est le reflet de la forte reprise économique en Chine où l’impact de la pandémie a été plus vite absorbé que dans le reste du monde. L’indice manufacturier Caixin est sorti à 53.0 en décembre, en retrait par rapport au mois précédent mais néanmoins en expansion. Même scénario ce matin pour celui des services à 56.3 en décembre contre 57.8 en novembre, mais donc toujours largement en-dessus de la marque des 50 qui sépare une économie en expansion d’une en contraction. Si la croissance pourrait ralentir ces prochains mois, elle restera forte, soutenue par les effets des plans de relance et par un redémarrage progressif de l’économie mondiale.


La Banque Nationale Suisse qui publie désormais ses chiffres relatifs aux interventions sur le marché des changes rapporte avoir dépensé 11 milliards de francs lors du troisième trimestre. Cela porte le total des interventions à plus de 100 milliards de francs pour 2020. L’institut avait déclaré vouloir maintenir sa présence sur les marchés pour empêcher toutes velléités de renforcement du franc qu’elle estime toujours hautement évalué et ce malgré le fait que les Etats-Unis avaient placé la Suisse sur sa liste des pays considérés comme manipulant leur devise. Ces interventions, les plus importantes depuis 2012, ont permis de maintenir la monnaie unique au-dessus de 1.0500 au plus fort de la crise, un niveau plus vu depuis l’abandon du cours plancher en 2015 et le retour à 1.2000 d’avril 2018. La perspective d’une embellie économique cette année devrait ôter un peu de la pression sur la banque nationale mais cela prendra assurément du temps et notre devise reste à la merci des marchés en cas de détérioration.


Les marchés actionnaires mondiaux ont battus des records en 2020. Une performance inespérée après une année marquée par la chute vertigineuse des indices boursiers mi-février début mars, suivie d’une récupération aussi spectaculaire dès les derniers jours de ce premier trimestre ainsi qu’un rallye de fin d’année depuis novembre. La poursuite de la reprise économique, notamment aux États-Unis et en Chine, ainsi que des taux toujours très bas attendus pour 2021 sont porteurs pour les marchés actionnaires. Mais ceux-ci comme le franc demeurent à la merci de l’évolution de la pandémie.


Avec la nouvelle année, les réunions de politique monétaire des banques centrales vont revenir sur le devant de l’actualité. Mais il faudra attendre la deuxième partie du mois avec le 20 la Banque du Canada, le 21 la Banque Centrale Européenne, la Banque du Japon et la Banque de Norvège. La FED, elle, se réunira le 27.