Semaine riche en évènements

Aug 5, 2020
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C’est une semaine riche en évènements que nous avons connu depuis mercredi passé, marquée ...


C’est une semaine riche en évènements que nous avons connu depuis mercredi passé, marquée par la réunion de la Banque centrale américaine sur fond de progression toujours inquiétante de la pandémie en particulier aux États-Unis et par une forte volatilité pour la parité EUR/USD et l’or. La Réserve Fédérale Américaine a laissé ses taux directeurs inchangés dans une fourchette de 0 % à 0,25 %. La politique monétaire accommodante de la banque centrale continuera tant que l’économie n’aura pas récupéré de la crise sanitaire et elle a déclaré que certains programmes de prêts qui devaient prendre fin en septembre seront prolongés jusqu’à la fin de l’année. Sur le plan des données économiques, le confinement du printemps a précipité l’économie américaine dans la récession. Les Etats-Unis ont enregistré une chute historique de leur produit  intérieur brut au deuxième trimestre qui a plongé de 32.9 % sur base annuelle. Cette chute est néanmoins moins importante qu’attendue par les analystes qui tablaient sur 35 % et par le FMI qui s’attendait à 37 %. Ce deuxième trimestre consécutif de baisse du PIB marque l’entrée officielle en récession de la première économie mondiale. Au premier trimestre, il avait reculé de 5 % sous l’effet des premières mesures de confinement. Mais aussi les demandes d’allocations chômage ont augmenté pour la deuxième semaine consécutive, atteignant 1,434 million, tandis que les dépenses des consommateurs sont en chute libre et ont dégringolé de 34.6 % au deuxième trimestre. Qualifiant ces perspectives économiques de «très incertaines», la Fed n’a pu que réitérer sa détermination de faire «tout ce qui est nécessaire» pour soutenir l’activité économique.  Elle alimente ainsi les anticipations de nouvelles annonces au prochain comité de politique monétaire du 16 septembre.


La situation n’est guère plus reluisante en Europe où le PIB de la zone euro s’est contracté de 12,1 % au 2e  trimestre, l’Allemagne et la France de 10,1 % et 13,8 % respectivement, l’Italie de 12,4 % et l’Espagne de 18,5 %. Une chute historique pour l’Union et  pour l’Allemagne qui plonge la première économie du vieux continent dans sa pire récession de l’après-guerre. La monnaie unique qui a connu en juillet son meilleur mois depuis 2010 était passée au-dessus de 1.1900 vendredi mais a été coupée dans son élan après la publication du PIB et a connu une vague de prises de bénéfices qui l’a ramenée à 1.1696 lundi matin avant de se stabiliser sur les 1.1750 dollar pour un Euro.


Malgré ces données, S&P a confirmé le AA pour l’UE et révisé la perspective de stable à positive grâce à la future mise en place du fonds de soutien à l’économie pour un montant de 750 milliards d’euros. A l’opposé, la détérioration continue des finances publiques des Etats-Unis préoccupe l’agence de notation Fitch. L’absence d’un plan d’assainissement budgétaire crédible l’a amené a abaissé de stable à négative la perspective du pays. Fitch et Moody’s attribuent les deux la note AAA aux Etats-Unis alors que S&P l’avait abaissé à AA+ en 2011.


La BNS a été très présente sur le marché des changes. Selon les derniers chiffres publiés, la valeur de ses positions en monnaies étrangères  a augmenté au deuxième trimestre de 81.7 milliards de francs. Le billet vert qui a touché 0.9056 franc vendredi passé, un plus bas depuis 5 ans et l’abandon du taux plancher, est la devise qui a été la plus sollicitée.


La livre sterling a aussi progressé contre le billet vert profitant de la faiblesse de ce dernier. Le représentant britannique au commerce a déclaré que les négociations commerciales avec l’Union restaient dans l’impasse alors que le Premier Ministre Boris  Johnson a annoncé que les deux parties n’étaient pas si éloignées que cela. Dernière divergence majeure en date, la demande britannique de réduire la facture de sortie du Royaume-Uni jugée exorbitante par des parlementaires conservateurs et immédiatement rejetée par Bruxelles.


L’once d’or a battu un nouveau record historique ce matin en touchant 2036.00 dollars. La faiblesse du billet vert, des rendements sur les bons du Trésor américains toujours plus bas et la perspective de nouvelles mesures d’assouplissement par la FED dès le mois prochain poussent les investisseurs vers les métaux précieux. L’argent progresse aussi et s’établit au-dessus de 26.00 dollars l’once un niveau plus revu depuis le deuxième trimestre de 2013.