Réforme de la fiscalité internationale

Jul 14, 2021
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Le président de la Réserve fédérale de Richmond, Thomas Barkin, n’est pas près de de...


Le président de la Réserve fédérale de Richmond, Thomas Barkin, n’est pas près de demander la fin des mesures de relance de la banque centrale américaine, notamment des achats d’obligations, étant donné la situation actuelle sur le marché de l’emploi. « Si le marché de l’emploi se redresse assez rapidement, alors peut-être que la fin de ces mesures pourrait intervenir plus tôt, mais s’il faut plus de temps pour que le marché du travail rouvre, cela interviendra un peu plus tard », a-t-il déclaré dans une interview au Wall Street Journal vendredi. Il a précisé que le ratio emploi-population était important à ses yeux et permettrait de dire quand la banque centrale pourrait revenir sur les mesures de relance qu’elle fournit à l’économie. Le ratio emploi-population s’élevait à 61,1 % en 2020, avant que la pandémie de coronavirus ne s’installe aux États-Unis et que l’activité économique ne recule. Il a fortement chuté en avril 2021, à 51,3 %, pour se redresser à 58 % en juin. M. Barkin a affirmé qu’il aimerait observer un taux légèrement supérieur à 59 % avant de commencer à penser à la réduction des achats d’obligations.


Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G20 ont approuvé ce week-end un cadre pour la réforme fiscale internationale, notamment un taux d’imposition minimal de 15 %. L’accord a 2 objectifs importants :  obliger les entreprises à payer plus d’impôts dans les pays où elles vendent leurs produits ou services, plutôt que là où elles finissent par déclarer leurs bénéfices et, deuxièmement, fixer un taux d’imposition minimum mondial qui permettrait d’éviter que les pays qui pratiquent de faibles taux d’imposition ne soient pointés du doigt. La nouvelle réglementation vise les utilisateurs les plus agressifs qui prennent les pays à fiscalité réduite pour domicile, tels que les géants du Web Google, Amazon, Facebook et Apple.


Le CHF continue de progresser depuis jeudi dernier et a désormais atteint le niveau de 1,0822 face à l’EUR. La BNS sera probablement contrainte d’intervenir pour freiner l’appréciation du CHF.


L’inflation continue d’augmenter en Russie, tirée par la hausse des prix des denrées alimentaires et a atteint 6,5 % en g.a., soit son plus haut niveau depuis 2016. Cette hausse devrait conduire la Banque centrale russe à relever son taux directeur lors de sa prochaine réunion dans une semaine.


La Banque centrale de Chine réduira le taux de réserves obligatoires de 12,5 % à 12 % pour la plupart des banques, selon un communiqué publié vendredi. Cette mesure permettra de libérer près de 1 000 milliards de yuans (154 milliards de dollars) de liquidités à long terme dans l’économie. Celles-ci seront mises à disposition des banques afin qu’elles puissent prêter aux petites entreprises touchées par la hausse des coûts. Les exportations chinoises ont progressé à 32 % en g.a. en juin, avec une hausse des importations de 37 %, dépassant ainsi les prévisions. L’appétit mondial pour les produits chinois, notamment les téléphones portables, les produits médicaux, les produits pétroliers raffinés et les chaussures, a contribué à doper les exportations cette année.


Les trois principaux indices boursiers américains ont atteint des niveaux records vendredi dernier, essentiellement portés par les valeurs financières. En légère baisse après la publication des chiffres d’inflation et la mise à jour des résultats financiers des banques hier, les indices restent toutefois proches d’un record : l’indice Dow Jones se hisse à 34 888, le S&P-500 à 4 369 et le Nasdaq Composite à 14 677.


Les prix du pétrole ont reculé cette nuit malgré l’annonce par l’American Petroleum Institute d’une baisse des stocks de brut de plus de 4 millions de barils la semaine dernière. Rien ne laisse à penser que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont réalisé des progrès dans la résolution du différend qui porte la manière de mesurer les baisses de production, ont déclaré les délégués. Les deux pays ont verrouillé les volumes d’approvisionnement pour le mois prochain. Nous n’avons donc aucune nouvelle information au sujet de la hausse de la production d’août pour le moment. Le Brent s’élève à 76,46 le baril, le brut à 75,13


Pour en revenir au sujet de l’inflation, hier l’indice des prix à la consommation est ressorti en hausse par rapport aux attentes à 5,4% en glissement annuel. L’indice dépasse déjà ses prévisions pour le deuxième mois consécutif et remet en question le positionnement de la Réserve fédérale sur le caractère éphémère de l’inflation.