Processus de transition amorcé

Nov 25, 2020
  • EUR/USD 1.1895
  • DOW JONES 30’046.24
  • USD/CHF 0.9110
  • SMI 10’491.59
  • EUR/CHF 1.0840
  • BRUT 45.11
  • USD/RUB 75.60
  • XAU/USD 1’807.00
Nouvelle semaine sans grand relief sur le marché des changes qui voit la parité EUR/USD év...


Nouvelle semaine sans grand relief sur le marché des changes qui voit la parité EUR/USD évoluer entre 1.1800 et 1.1920. Il y a bien eu une tentative lundi de sortir par le haut de cette fourchette mais le dollar s’est rapidement repris après la publication de très bons indices économiques. Il a rebondi fortement contre toutes les monnaies après la publication de l’indice Markit des services qui s’est affiché à 57.7 contre des attentes de 55.0 et un précédent de 56.9. Cet indice est au plus haut depuis 2015. Quant à l’indice manufacturier Markit, il est sorti à 56.7, contre des attentes à 53.0 et un chiffre précédent à 53.4. Cela fait depuis septembre 2014 que celui-ci n’avait été aussi élevé. Sur le plan politique, plus de deux semaines après l’annonce de la victoire de son rival démocrate, le président américain Donald Trump a annoncé qu’il permettait l’ouverture du processus de transition vers une administration Biden mais sans reconnaître sa défaite. Cette décision permet, trois semaines après l’élection présidentielle, de débloquer le budget servant à financer les équipes de transition de Joe Biden et le président élu ainsi que ses collaborateurs auront désormais accès aux rapports confidentiels des principales agences fédérales. Joe Biden a commencé à constituer son équipe. Deux candidates étaient pressenties pour le poste de Secrétaire au Trésor.  Janet Yellen, ancienne Présidente de la FED, et Lael Brainard qui est membre du conseil de la banque centrale américaine. Le choix de Joe Biden s’est porté en définitive sur Mme Yellen. C’est une décision qui sera perçue de manière positive par les marchés car non seulement elle abaissera les tensions entre la Maison-Blanche et la FED mais Madame Yellen devrait poursuivre une politique plus conventionnelle, être plus réceptive aux requêtes de la FED dans la mise en place du nouveau plan fiscal voir même pousser pour que celui-ci soit le plus grand possible. Quant à Lael Brainard, elle demeure la seule démocrate au Conseil de la banque centrale américaine et devient plus que jamais la favorite pour succéder à Jerome Powell au terme de son mandat en 2022 si celui-ci n’est pas renouvelé.


En zone Euro, la confiance des consommateurs demeure plombée par la propagation du virus et par les mesures restrictives qui en découlent. Malgré de bonnes nouvelles sur le front d’un possible vaccin contre le COVID-19, l’indice a encore chuté à -17,6 en novembre contre -15,5 le mois précédent. En Allemagne les indices IFO reflétant le climat des affaires reculent de manière significative même si la croissance est sortie meilleure que prévue à 8.5 % pour le troisième trimestre contre 8.2 % précédemment et attendu. La perspective de la mise en place d’un plan de relance massif avait porté la monnaie unique pendant l’été faisant remonter celle-ci de 1.0800 à 1.2000 contre le billet vert. On relèvera que malgré les dissensions affichées la semaine passée au sein des 27 avec le veto posé par la Pologne et la Hongrie aux conditions d’accès à ce plan, la monnaie unique ne pâtit pour le moment pas de cette situation.


Les dépôts à vue auprès de la Banque Nationale Suisse ont légèrement reculé la semaine passée passant de 707.9 milliards de francs 707.3 milliards. Il n’est guère possible de tirer un enseignement de cette fluctuation marginale si ce n’est que l’optimisme né de la découverte de vaccins anti-covid ont permis à la BNS de se retirer momentanément et de lever le pied dans ses interventions qui visent à empêcher le renchérissement du franc. C’est la troisième semaine consécutive que la BNS semble s’abstenir sur le marché des changes. L’EUR/CHF avait fortement rebondi, passant de 1.0680 à plus de 1.0800 avec les annonces de Pfizer et de Moderna et il se stabilise actuellement sur ces niveaux.


La Banque centrale de Turquie a relevé jeudi passé son principal taux directeur de 475 points de base à 15 %. Cette hausse provient après le double remplacement début novembre du ministre des Finances Berat Albayrak, gendre du Président Erdogan et du Gouverneur de la banque centrale. Cette réunion était perçue comme un test de crédibilité pour la banque dont l’indépendance avait été remise en doute par les marchés suite aux pressions du président turc. L’institution s’est engagée à mettre en œuvre un « resserrement monétaire transparent et vigoureux » pour combattre l’inflation qui s’élevaient en octobre à 11.89 %. Ce changement de gouvernance a eu un effet bénéfique sur la devise turque qui est remontée jusqu’à 7.5325 pour un dollar après avoir atteint un plus haut historique à 8.5700 au début du mois.


En Nouvelle-Zélande, la Banque Centrale a annoncé qu’elle prenait déjà en compte le prix de l’immobilier dans la conduite de sa politique monétaire comme l’a demandé le Ministre des Finances Grant Robertson. Cette annonce a conforté le marché dans ses anticipations pour les taux d’intérêt. En l’espace de deux semaines, ces dernières sont passées de « probables taux négatifs » à « plus aucune baisse envisagée ». L’obligation gouvernementale à 10 ans a atteint ce matin 0.945 % plus du double des 0.435 % touché au plus bas le 28 septembre.  Dans la foulée la devise néo-zélandaise a atteint 0.7000 cents US après avoir touché 0.5470 au plus bas en mars pendant la crise.


Le Dow Jones finit pour la première fois au-dessus des 30’000 points, dopé par les développements positifs sur le front de la crise sanitaire et par le début de la transition politique aux USA. Le S&P 500 a terminé lui aussi sur un record en clôture à 3’635.41. Le Nikkei progresse aussi ce matin et retrouve des niveaux que l’on avait plus vus depuis début 1991 !