Powell à la tête de la FED pour 4 ans de plus

Nov 24, 2021
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Le dollar américain brille toujours sur le marché des changes. Il a touché un plus haut po...


Le dollar américain brille toujours sur le marché des changes. Il a touché un plus haut pour l’année à 1.1226, ce lundi, contre la monnaie unique mais performe aussi contre les autres devises principales. Ainsi à 115 Yen pour un dollar, il évolue au plus haut depuis mars 2017. La devise américaine est soutenue par la perspective que la Fed devrait agir sur ses taux d’intérêts l’an prochain. Un sentiment renforcé après la décision de Joe Biden de confirmer pour un second mandat de quatre ans l’actuel Président de la banque centrale américaine Jerome Powell. Pour le marché, l’actuel Président de la FED est considéré comme plus enclin à durcir la politique monétaire que sa rivale pour le poste Lael Brainard qui devient vice-présidente. Les analystes ont donc revu à la hausse leur prévision pour les taux américains. Le marché s’attend désormais à trois ajustements en 2022 avec un premier relèvement de 0.25% au deuxième trimestre de l’année prochaine. L’once d’or est aussi une victime collatérale de la force du dollar. Le métal jaune a perdu plus de septante dollars depuis le 16 novembre passant de 1’870 dollars à 1’795 dollars l’once. Mais la force du billet vert provient aussi de la faiblesse de la monnaie unique. Cette dernière ne bénéficie pas de la perspective de relèvement de ses rendements et est même plombée par les inquiétudes liées à l’impact de l’évolution de la pandémie et des nouvelles restrictions en Europe particulièrement en Autriche et en Allemagne ainsi qu’une inflation en forte expansion. Pour le mois d’octobre, elle a été confirmée à 4,1% sur un an en zone euro, au plus haut depuis la création de la monnaie unique, alors que la Bundesbank prévient que le taux d’inflation pourrait grimper jusqu’à 6%, en Allemagne, cet automne en comparaison annuelle. Le marché, pour le moment reste sur les récents messages de la Banque Centrale Européenne qui ne veut pas resserrer sa politique monétaire ultra-accommodante de sitôt comme plusieurs de ses membres, dont Mme Lagarde, l’ont affirmé.


La faiblesse de la monnaie unique ne laisse aucun répit à la Banque Nationale Suisse qui, malgré ses interventions, voit le franc continuer de se renforcer. On se souvient qu’en mars de l’année passée, au cœur de la tourmente, l’institut avait dépensé des centaines de milliards pour défendre le niveau de 1.0500 franc pour un Euro. La publication des avoirs à vue montre que la banque centrale a maintenu son activité ces derniers jours. Mais dans un contexte certes différent, elle a dû consentir à laisser le franc casser ce niveau psychologique. Avec un plus bas affiché à 1.0444 vendredi passé, il faut remonter à la fin 2015 et le rebond qui a suivi l’abandon du taux plancher pour retrouver notre devise à un niveau aussi élevé contre la monnaie unique. La force du dollar et les perspectives de relèvement des taux dans plusieurs pays de l’OCDE donnent un peu d’espoir à la Banque Nationale qui peut constater que le franc est en recul contre d’autres devises.


L’effondrement de la devise turque continue après la nouvelle décision de la banque centrale de réduire ses taux d’intérêts. Comme on pouvait le craindre, la Banque Centrale de Turquie a abaissé de 100 points son taux de base à 15%. Dans un contexte inflationniste tendu, le marché n’a pas apprécié cette décision et a envoyé la monnaie turque aux enfers. Il fallait 6.90 livres pour un dollar au plus haut cette année. Il en fallait quasiment le double soit 13.45 livres pour acquérir ce même dollar lors du pic atteint hier au moment où le Président turc Erdogan défendait les baisses de taux effectuées.


La Banque Centrale de Nouvelle-Zélande a relevé son taux directeur de 0.25% à 0.75% ce matin. La RBNZ a estimé nécessaire de réduire le stimulus monétaire afin de lutter contre la remontée de l’inflation. L’institut s’attend à un pic autour de 5% à court terme avant de rebaisser en direction de 2% au cours des deux prochaines années.


Les annonces de nouvelles restrictions sanitaires en Europe face à une recrudescence de l’épidémie ont accentué la chute des prix du brut, qui à 75.68 dollars le baril de brut américain et 78 dollars pour le Brent hier, se retrouvaient à leur plus bas niveau depuis le début du mois d’octobre. Un repli bienvenu qui atténue les pressions inflationnistes mondiales mais pénalise les monnaies qui lui sont liées tel que le Rouble. La devise russe qui était brièvement passée sous la barre des 70 roubles pour un dollar s’échange à nouveau aux alentours des 75 roubles.  La décision de l’administration Biden de puiser dans ses réserves et aussi de faire pression sur l’OPEP n’a eu qu’un impact limité sur les cours de l’or noir. Les analystes estiment en effet que le recours aux réserves par les Etats-Unis, la Chine, le Japon, l’Inde la Corée du Sud et le Royaume-Uni, soit les pays les plus grands consommateurs de pétrole de la planète, n’aura qu’un effet limité étant donné que ces réserves devront être reconstituées par les raffineries qui en ont recours.