Niveau historiquement bas pour la Banque de Norvège

Aug 26, 2020
  • EUR/USD 1.1815
  • DOW JONES 28’248.44
  • USD/CHF 0.9095
  • SMI 10‘231.35
  • EUR/CHF 1.0750
  • BRUT 43.25
  • USD/RUB 75.35
  • XAU/USD 1’920.00
L’envolée que l’euro avait prise depuis le 12 août n’a pas permis d’atteindre la barre sym...


L’envolée que l’euro avait prise depuis le 12 août n’a pas permis d’atteindre la barre symbolique des 1.2000 contre le dollar. Plusieurs facteurs peuvent être attribués à ce coup d’arrêt. Tout d’abord, le compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Fed a certes montré des signes d’inquiétudes mais l’institution ne semble pas pencher dans l’immédiat pour un assouplissement supplémentaire de sa politique monétaire. Pour la FED, l’incertitude demeure grande et la banque a mis en garde contre des attentes de reprises économiques au deuxième semestre qui pourraient s’avérer trop optimistes. Néanmoins, la situation ne justifie pas un changement de politique monétaire dans l’immédiat, repoussant ainsi une telle éventualité à plus tard dans l’automne. En Europe les indices de confiances se sont affichés en retrait pour la zone euro vendredi passé et  l’évolution de la situation sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus, qui se dégrade en Europe  notamment en Italie et en France ont aussi tempérés les ardeurs du marché. L’incertitude est aussi le mot clé dans les minutes de la dernière réunion de politique monétaire de la BCE publiées jeudi. Tout au long de la publication, ce sentiment revient à de très nombreuses reprises.  Dès lors pour le moment la parité EUR/USD a trouvé un point d’équilibre aux alentours de 1.1800. L’attention se tourne maintenant vers Jackson Hole aux Etats-Unis où se tient comme chaque année le symposium des banquiers centraux. Les mesures sanitaires font que certaines interventions seront virtuelles et la présence physique sera réduite. Jérôme Powell est attendu pour son intervention demain et il a la possibilité d’utiliser le cadre du symposium pour signaler de possibles changements de politique monétaire à venir comme l’instauration d’une limite sur les rendements du Trésor ou l’abandon d’un objectif fixe d’inflation au profit d’une valeur moyenne. De telles annonces  pèseraient sur le dollar et réactiveraient la tendance haussière de l’euro.


Le franc demeure stable contre la monnaie unique. Mais la Banque Nationale Suisse demeure vigilante et les avoirs à vue auprès de l’institut sont en augmentation pour la dixième semaine consécutive. Avec une augmentation de 1.4 milliards en date du 21 août ceux-ci ont désormais atteint la somme de 700 milliards de francs. Ils étaient à 218 milliards en mars 2012 et encore à 586 milliards au début de cette année. Par ailleurs, Standard & Poors a confirmé la semaine passée la note AAA à la Confédération.


La Banque de Norvège a laissé son taux directeur inchangé à 0 %, un niveau historiquement bas auquel il devrait demeurer « pendant un bon moment  car l’économie du pays est en pleine récession» selon ses dires. « L’activité a repris ses derniers mois mais est toujours plus faible qu’avant la pandémie »a rajouté l’institut .Le pays a été doublement touché par les répercussions de la pandémie et la chute du prix du pétrole dont le pays est le plus gros exportateur en Europe de l’Ouest. La banque centrale avait ramené son taux directeur de 1.5 % à la mi-mars à 0 % début mai et a laissé entendre qu’il faudrait attendre la fin 2022 avant d’envisager une remontée graduelle.


La Banque Centrale de Turquie a maintenu pour le troisième mois consécutif son taux de base à 8,25 % alors que le Président Erdogan avait appelé à une baisse afin de relancer l’économie et favoriser les investissements étrangers. La pression sur la monnaie et les prévisions d’inflations laissent présager néanmoins plutôt d’une prochaine hausse des taux.  La banque centrale essaie de maintenir la livre autour de 7,35 pour un dollar après avoir perdu plus de 6 % depuis début août. La livre qui valait encore en-dessous de 7 au début du mois est à 7.40 ce matin.


Sur le marché obligataire  et malgré des rendements négatifs, la dette à long terme allemande a du succès. L’émission d’un emprunt souverain à 30 ans a recueilli la semaine passée sa plus forte demande depuis 1997. Elle a été 2.9 fois supérieur à l’offre.


Il aura fallu 100 sessions boursières pour que le S&P 500 retrouve un sommet historique, le 18 août, après avoir touché un plus bas à 2’191.86 points le 22 mars. La rapidité de cette progression de plus de 50 % est à mettre en parallèle avec la chute violente des marchés sous l’effet de la pandémie. L’indice des principales valeurs américaines a établi ensuite encore un nouveau record hier à 3’444.21 points. Depuis le début de l’année, le S&P 500 affiche un gain de 6.59 %, certes moins significatif que celui du Nasdaq qui lui gagne 27.79 %, mais supérieur au Dow Jones qui lui perd 1.02 %.