L’évolution de la pandémie focalise l’attention des marchés

Jul 15, 2020
  • EUR/USD 1.1400
  • DOW JONES 26’642.59
  • USD/CHF 0.9395
  • SMI 10‘259.50
  • EUR/CHF 1.0710
  • BRUT 40.45
  • USD/RUB 70.92
  • XAU/USD 1’807.00
La parité EUR/USD se retrouve en ce début de semaine sur le haut de la zone de  consolidat...


La parité EUR/USD se retrouve en ce début de semaine sur le haut de la zone de  consolidation de 1.1160–1.1420. En l’absence de statistiques majeures, l’évolution de la pandémie a focalisé l’attention des marchés ces derniers jours. La propagation du coronavirus reste une source d’inquiétude aux États-Unis et au Brésil alors que certains pays tel que l’Australie et l’Espagne ont mis en place des mesures de reconfinement locales en raison de l’apparition de nouveaux foyers d’infection. Plus de 230’000 nouvelles infections au COVID-19 ont été annoncées. La majorité des cas se situe sur le continent américain  mais des foyers d’infections sont aussi apparus au Moyen-Orient et dans les Balkans. Près de 19’000 nouveaux patients sont Européens et le Mexique compte désormais plus de victimes de la maladie que l’Italie. Dans cet environnement il n’est dès lors pas surprenant de voir les valeurs refuges rester demandées. La Banque Nationale Suisse enregistre une nouvelle hausse de ses dépôts à vue et ce pour la quatrième semaine consécutive. Certes le montant de 1.6 milliards est loin de ceux connus au plus fort de la crise en mars et avril mais le cumul sur la période qui est de 9.2 milliards montre que l’institut ne baisse pas la garde même si le franc semble s’éloigner de son plancher récent de 1.0500. Une autre valeur refuge a particulièrement performé ces derniers jours. L’once d’or a enfoncé le plafond des 1’800 dollars l’once pour atteindre 1’818.02 dollars mercredi passé. Il faut remonter à la fin de 2011 pour retrouver le métal jaune à un tel niveau.


Les données sur le marché de l’emploi dans notre pays ont étonné en bien mais le chiffre brut ausculte une certaine réalité. Le taux de chômage en Suisse pour le mois de juin a légèrement diminué passant de 3.4 % à 3.2 %. Mais par contre sur le même mois, les inscriptions dans les Offices Régionaux de Placements ont bondi de 54.6 % en comparaison à la même période de  l’an passé et  les emplois à temps partiels dit « RHT » représentent 21 % de la population active en Suisse. La pandémie de coronavirus a durablement installé le mécanisme de taux négatifs, selon le Président de la Banque Nationale Suisse. Afin de répondre aux défis économiques, la BNS s’est appuyée sur deux instruments à savoir les taux négatifs et l’intervention dans le marché des changes, a expliqué M. Jordan lors d’une conférence. Ces deux mesures visent toujours à freiner l’appréciation du franc et le Président de l’institut a réitéré une fois de plus que l’option de baisser  les taux en territoire encore plus négatif était toujours sur la table.


L’économie anglaise a fortement souffert de la pandémie. Entre mars et mai, le Produit Intérieur Brut a plongé de 19,1 %, comparé aux trois mois précédents de décembre à février. Selon les prévisions de l’Office de responsabilité budgétaire, le pays est parti pour enregistrer la pire récession depuis trois cents ans avec une contraction annuelle du PIB de plus de 10 %. Et au choc du coronavirus s’ajoute toujours la menace d’un Brexit sans accord.


L’Etat de Singapour a annoncé un recul de son Produit Intérieur Brut, au dernier trimestre, de 41.2 %, un nouveau record historique alors que les analystes tablaient sur un repli bien moins marqué de 35.9 %. Sur base annuel, le recul est de 12.6 %.Le Gouvernement qui prévoyait une contraction pour cette année de l’ordre de 4 à 7 % n’a pas fourni de nouvelles estimations après la publication choc de ce chiffre.


L’agence de notation Fitch a maintenu sa note BBB- avec perspective stable pour l’Italie.


Cette fin semaine l’attention sera tournée vers l’Union Européenne avec la réunion de la BCE demain et un sommet européen extraordinaire les 17-18 où les dirigeants de l’Union se retrouveront en personne à Bruxelles pour débattre du plan de relance de 750 milliards d’euros pour faire face à la crise du COVID-19. L’espoir que ceux-ci trouvent un accord a porté la monnaie unique ces derniers jours. Madame Merkel a déclaré que l’Allemagne était prête à certains compromis alors que le Premier Ministre hollandais Mark Rutte doute toujours, lui, de la possibilité de parvenir à un accord dans les brefs délais. Dès lors une nouvelle impasse dans les négociations pourrait apporter un peu de volatilité dans le marché en cette fin de semaine et peser sur la monnaie unique.