L’or au plus haut depuis 2011

Jul 8, 2020
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La parité EUR/USD a connu une nouvelle semaine de consolidation dans la zone 1.1200 – 1.14...


La parité EUR/USD a connu une nouvelle semaine de consolidation dans la zone 1.1200 – 1.1400. Une séance raccourcie vendredi à New York pour cause de fête nationale le lendemain et le début des vacances d’été ont fortement réduit les volumes. Pourtant les données économiques encourageantes publiées ces derniers jours auraient pu inciter à plus de mouvements. A commencer par les chiffres sur l’emploi aux Etats-Unis jeudi passé. 4,8 millions d’emplois ont été créés en juin soit un nouveau record absolu après celui du mois de mai de 2,7 millions, un chiffre revu à la hausse. Le taux de chômage continue de reculer à 11,1 % en juin, contre 13,3 % en mai. L’indice manufacturier de l’institut ISM a lui fortement rebondi  et repasse au-dessus de 50 à 52,6 points en juin contre 43.1 en mai. La barre des 50 points marque la séparation entre une économie en croissance et celle en contraction. Lundi, ce même institut publiait l’indice non-manufacturier pour le mois de juin et il s’est avéré aussi nettement mieux que le précédent et même supérieur aux attentes. A 57.1 contre des attentes à 50.2 et un niveau le mois passé de 45.4, il montre lui aussi un fort rebond de l’économie américaine et réalise la plus grande progression de l’indice depuis sa création en 1997. En Europe aussi les chiffres s’avèrent encourageants. Le PMI de la zone euro a fortement rebondi même si il reste sous les 50 points à 48.5 contre 31.9 précédemment et les ventes au détail ont progressé de 17.8 % par rapport au mois d’avril aussi au-dessus des attentes des économistes qui tablaient sur une hausse de 15 %. Enfin au Royaume-Uni, le PMI a augmenté à 50,1 contre 40,7 en mai et qui le voit donc en croissance pour la première fois depuis le mois de février. Mais les marchés accueillent néanmoins avec prudence ces statistiques scrutant l’évolution de la pandémie et la recrudescence des cas de coronavirus dans plusieurs pays. Et comme la FED l’a mentionné dans le compte-rendu de sa dernière réunion, elle devra soutenir l’économie américaine pendant plusieurs années afin d’enrayer la débâcle économique due à la crise du COVID-19. La Fed utilisera tous les outils nécessaires jusqu’au retour  à une situation « normale » de plein emploi et de stabilité a–t-elle déclaré.


La Banque Centrale d’Australie a gardé ses deux taux de références inchangés à 0.25 % soit le taux au jour le jour et celui du rendement des bons du trésor à 3 ans. Tout comme la FED, elle s’attend à devoir soutenir son économie pendant longtemps. Elle n’hésitera pas à augmenter son programme de rachats d’actifs si nécessaire et espère que le pire est passé mais s’attend néanmoins à une reprise difficile toujours à la merci d’une résurgence de la pandémie alors qu’un confinement généralisé dans l’état de Victoria a été imposé.


L’agence de notation Fitch a confirmé à la Suisse sa note maximale « AAA » avec perspective stable pour sa dette malgré la détérioration des finances en raison de la crise.  Après trois mois de baisse, le baromètre conjoncturel du KOF a rebondi en juin à 59,4 points contre 49,6 en mai. Plusieurs secteurs montrent des signes d’embellie, dont l’industrie de transformation d’autres comme l’hôtellerie ou la consommation privée restent à la peine. Les dépôts à vue auprès de la BNS ont augmenté de 5.4 milliards de francs en juin après 17.8 en mai et 36.6 en avril. La banque nationale surveille toujours le niveau du franc qui pour le moment se stabilise au-dessus de 1.0600 contre la monnaie unique


Les négociations entre le Royaume-Uni et l’Europe pour parvenir à un accord commercial post-Brexit ont repris à Londres. Le gouvernement britannique négocie avec Bruxelles pour tenter d’établir une relation commerciale avantageuse avec l’UE à la fin de la période de transition fixée au 31 décembre. Les discussions n’ont jusqu’à maintenant pas permis de réelles avancées alors que la date butoir approche à grands pas avec le risque d’un «no deal» dévastateur pour l’économie. La devise britannique reste ainsi sous pression contre l’Euro et le franc même si Michel Barnier,  le négociateur en chef européen,  a déclaré qu’un accord pourrait être conclu malgré de sérieuses divergences. De son côté, Boris Johnson a réitéré que son pays était prêt à un Brexit dur en cas d’échec.


L’or a touché un plus haut depuis 2011 à  1’797.39 dollars l’once hier. L’intérêt pour le métal jaune ne faiblit pas dans ce contexte de taux bas et d’incertitudes économiques. Les achats d’ETF sur l’or cette année ont dépassé le précédent record établi sur une année en 2009. Ces ETF détiennent à ce jour plus de 3’200 tonnes d’or en augmentation de 655 tonnes uniquement pour cette année.