L’habituel yoyo du menaçant « no-deal »

Oct 7, 2020
  • EUR/USD 1.1755
  • DOW JONES 27’772.76
  • USD/CHF 0.9170
  • SMI 10‘233.16
  • EUR/CHF 1.0775
  • BRUT 40.04
  • USD/RUB 78.24
  • XAU/USD 1’888.00

...


Nouvelle semaine de consolidation pour la paire EUR/USD qui évolue au milieu de sa bande de fluctuation de 1.1600 – 1.2000 en place depuis le 23 juillet. Le billet vert a perdu un petit peu de terrain depuis la sortie d’hôpital du Président Trump mais n’arrive pas à casser les 1.1800 dollar pour un Euro. Aux Etats-Unis, la publication vendredi des données sur l’emploi s’est avérée mitigée. L’économie américaine a créé moins d’emplois que prévu en septembre soit 661 000 contre 850 000 attendus et nettement moins qu’en août où elles étaient à 1,489 million. Néanmoins, le taux de chômage a reculé plus que prévu à 7,9 % contre 8,2 % attendus et 8,4 % en août. Le nombre d’heures travaillées par semaine a progressé ce qui est aussi un signe positif. En revanche, l’augmentation des salaires a légèrement ralenti par rapport au mois d’août. Le marché de l’emploi continue de se redresser, mais plus lentement qu’en été. L’’adoption du plan de relance budgétaire, toujours en discussion au Congrès, est attendue et les discussions ont repris mercredi passé à Washington sur ce nouveau plan d’aide destiné à soulager les ménages et les entreprises affectés par la pandémie. Car si la confiance des ménages continue de se renforcer et si celle des entreprises reste bien orientée, les incertitudes pourraient finir par peser sur le moral de ces derniers. Mais pour l’instant les discussions butent sur l’ampleur de celui-ci. Les Démocrates ont voté en faveur d’une enveloppe de soutien de 2’200 milliards de dollars à la chambre des représentants mais sans avoir obtenu l’aval de la Maison Blanche qui bloque à 1’600 milliards et du Sénat à majorité républicain. Dernier rebondissement, cette nuit, quand le Président Trump a annoncé qu’il gelait les discussions et que celles-ci étaient reportées après l’élection présidentielle. Il ignore ainsi les déclarations de Jerome Powell qui presse la Maison Blanche de lancer ce nouveau plan d’aide si elle souhaite éviter au pays de tragiques conséquences économiques. Le  Président de la Fed a ajouté qu’un plan ambitieux de relance est moins grave pour l’économie qu’un plan trop faible.


En zone euro, par contre, le taux de chômage continue d’augmenter à 8,1 % en août. Il a été révisé à 8,0 % pour juillet après une première publication à 7,9 %. Mais l’indice du sentiment économique a dépassé les attentes en septembre à 91,1 points, contre 89,0 attendus et 87,5 en août. Il montre une amélioration  plus marquée dans les services que dans l’industrie. Enfin,  la publication de l’indice des prix à la consommation pour septembre affiche une légère déflation, à -0,3 %  contre – 0,2. C’est le deuxième mois consécutif de baisse dans la zone euro. En Europe aussi la pression augmente sur les autorités pour plus de stimulation monétaire et la mise en œuvre du plan de relance européen de 750 milliards d’euros soumis pour approbation aux parlements des 27 États membres.


La livre sterling fait du yo-yo fluctuant au gré des négociations entre Londres et Bruxelles sur leurs relations commerciales dans le cadre du Brexit. Depuis que la Commission européenne a engagé une procédure d’infraction contre le Royaume-Uni, le 1er octobre, la perspective d’un « no deal » se rapproche. Aucune des deux parties n’a quoi que ce soit à y gagner selon la presse économique allemande. Le premier ministre Boris Johnson a déclaré que le Royaume-Uni pourrait très bien vivre avec un « no-deal » mais que cela n’était pas son souhait.  Mme Von der Leyen et lui se sont mis d’accord pour prolonger la durée des négociations de un mois et de nombreux différents demeurent sur la pêche et les aides étatiques. Le prochain sommet de l’union de tiendra le 15 octobre, un sommet où les pressions sur Emanuel Macron se feront sans doute sentir pour essayer d’assouplir la position de la France qui refuse toujours toutes concessions sur la pêche.


Sur le front des agences de notation, Moody’s a relevé la note de la Slovénie à A3/stable de Baa1/positif. Standard & Poors a confirmé le AAA/stable de l’Allemagne et le AA/stable de la France. Fitch, enfin, a confirmé le AA-/négatif de la Belgique et le BBB-/stable de Chypre.


Après le troisième trimestre, la performance des principaux indices économiques est dans le rouge en Europe pour cette année. A ce jour, l’Euro STOXX 50 perd 13.67 %, le CAC 18.11 %, le FTSE 21.11 %, Milan 17.34 % et Madrid 27.36 %. Le recul est moindre pour le DAX avec 2.59 % et le SMI  3.61 %. Aux Etats-Unis, le Dow Jones est légèrement dans le rouge (- 2.68 %) mais le S&P gagne 4.03 % alors que le Nasdaq est monté de 24.32 %. En Asie, le Nikkei est à l’équilibre (- 0.99 %) alors que Hong Kong perd 14.15 % et Shanghai gagne 11.98 %.