L’Europe s’accorde sur son plan de relance

Jul 22, 2020
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Il aura fallu quatre jours de longues et difficiles négociations aux 27 membres de l’Union...


Il aura fallu quatre jours de longues et difficiles négociations aux 27 membres de l’Union Européenne pour arriver à un accord sur le plan de relance économique. Au terme d’un sommet marathon, le projet franco-allemand d’emprunt commun a finalement été adopté par l’Union Européenne dans la nuit de lundi à mardi. Ce plan de relance de 750 milliards d’euros sera financé pour la première fois par une dette commune qui pourra être empruntés par la Commission sur les marchés. Il se compose de 390 milliards d’euros de subventions non-remboursables ainsi que 360 milliards de prêts. Les pays dits « frugaux », ont menacé tout au long des négociations de faire échouer ce plan massif de soutien à l’économie qui profiterait avant tout aux pays du sud comme l’Italie et l’Espagne selon eux. Un tiers des fonds sera par ailleurs destiné à lutter contre le changement climatique avec le nouveau budget 2021-2027. « Nous avons un accord. Et un bon accord ! Avec un budget 2021-2027 de 1074 milliards et un plan de relance de 750 milliards, jamais l’Union Européenne n’avait décidé d’investir de manière aussi ambitieuse dans l’avenir », a déclaré la Première Ministre belge Sophie Wilmes. L’Italie devrait être le principal bénéficiaire de cet accord commun. Le pays devrait recevoir 82 milliards d’euros de subventions et 127 milliards de prêts à un taux très favorable. Mais ce sommet est aussi une grande victoire et une relance spectaculaire du couple franco-allemand. La parité EUR/USD qui reflétait l’optimisme des marchés en se maintenant au-dessus de 1.1400 depuis le début du sommet a passé sur la barre des 1.1500 hier soir. La monnaie unique sort renforcée de ces quatre jours  d’autant plus que la devise américaine est, elle, pénalisée par la situation aux Etats-Unis. Le Président Trump a averti que l’épidémie allait probablement empirer avant toute amélioration. Il a finalement encouragé la population à porter un masque et reconnu l’ampleur du problème sanitaire.


Le Royaume-Uni  a repris mardi à Londres ses négociations avec l’Union Européenne pour conclure un accord commercial afin d’éviter le scénario d’un «no deal» à la fin de l’année. Mais l’Union et le Royaume ont reconnu que de sérieuses divergences compromettaient un  tel accord rapidement. Parmi les principaux points de désaccords figurent la pêche, le respect des règles de l’UE ainsi que le rôle de la Cour Européenne de Justice. «Des divergences considérables subsistent sur un certain nombre de questions importantes», comme la pêche et la souveraineté britannique, a déclaré lundi le porte-parole de M. Johnson. Le Premier Ministre anglais avait quant à lui  fixé un deadline à la fin juillet pour arriver à un arrangement et dès lors croit de moins en moins en une issue favorable. Cette situation maintient la devise britannique sous pression tant contre l’Euro, au-dessus de 0.9000 que contre le franc, en-dessous de 1.1900. D’autant plus que les dernières statistiques ne sont guère encourageantes. Les ménages britanniques enregistrent la plus forte baisse de leur revenu depuis le choc pétrolier de 1975. Les salaires réels ont baissé de 4.5 % depuis le début de la crise du coronavirus et ce malgré les programmes d’aide déployés par le gouvernement.


Le compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Banque Centrale d’Australie  montre que l’institut prévoit que la politique de taux bas et d’aide à l’économie serait poursuivie pour de longs mois encore. Elle est prête à augmenter son programme de rachats d’actifs si nécessaire mais ne prévoit pas d’interventions dans le marché des changes estimant que  l’efficacité de celles-ci est limitée. Le dollar australien vaut 0.7145 cents US au plus haut cette année. La devise australienne avait plongé jusqu’à 0.5510, le 19 mars, avec le début de la crise.


Les dépôts à vue auprès de la BNS ont augmenté de 2.9 milliards de francs la semaine passée soit un chiffre qui progresse pour la cinquième semaine consécutive. Même avec un Euro au-dessus de 1.0700 franc, il semble donc que la banque centrale maintienne son activité contrairement à son homologue australienne. Ceci alors que le département du Trésor américain devrait publier prochainement son prochain « FX Manipulators Report » qui liste les pays soupçonnés par Washington de manipuler leur devise. La Thaïlande et Taïwan devraient y être ajoutés alors que le Vietnam et la Suisse seront observés de prêt selon Goldman Sachs.


L’or a touché 1’865 dollars l’once hier, son plus haut niveau depuis septembre 2011. La progression du métal jaune est de 22 % depuis le début de l’année, favorisée par l’environnement de taux bas et les incertitudes liées à la crise du Covid-19. L’argent a aussi fortement progressé et se traite à 22.50 dollars ce matin en hausse de plus de 16 % depuis vendredi et au plus haut depuis 2013.