L’inflation US moins forte qu’attendue.

Sep 15, 2021
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Pas de grosses variations à noter cette semaine entre les principales devises. La parité e...


Pas de grosses variations à noter cette semaine entre les principales devises. La parité euro-dollar évolue depuis quelques jours dans une bande de fluctuation resserrée de 40 points de base autour de 1.18. Contre le franc suisse, le billet vert est également scotché autour de 0.92. Jeudi dernier, le vice-président de la BNS a réitéré la position bien connue de la banque centrale qui consiste à dire que le franc suisse est toujours surévalué et que la BNS n’hésiterait pas à gonfler son bilan pour lutter contre son appréciation.  Parmi les autres sujets abordés, l’inflation et les taux négatifs. Concernant la hausse des prix, celle-ci est jugée transitoire dans notre pays. Une position partagée par la plupart des banques centrales des pays développés. En ce qui concerne les taux négatifs, qui pour rappel sont chez nous en vigueur depuis janvier 2015, ceux-ci sont toujours jugés nécessaires. D’après le vice-président, une hausse des taux d’intérêt en ce moment aurait pour effet l’appréciation de la devise nationale, un ralentissement de la croissance et une hausse du chômage.


Après près de six mois de baisse, l’EUR/CHF reprend de la vigueur depuis quelques semaines, soutenue par les perspectives de tapering de la BCE. Le marché anticipe une normalisation prochaine de la politique monétaire de la banque centrale européenne, même si celle-ci restera encore accommodante pendant très longtemps. L’euro n’est toutefois pas parvenu à dépasser durablement les 1.09. Cette semaine, la Banque centrale européenne a déclaré comme attendu qu’elle réduirait ses achats d’obligations d’urgence au cours du prochain trimestre. Depuis le début de l’année, la banque achète pour environ 80 milliards d’euros de dette chaque mois. La BCE n’a fourni aucune indication chiffrée pour les trois mois à venir, mais on s’attend à ce que les achats diminuent à un niveau compris entre 60 et 70 milliards d’euros par mois. La BCE a relevé son estimation du PIB de la zone euro pour 2021 à 5,0 % contre 4,6 % et a relevé sa prévision d’inflation dans la zone euro pour 2021 à 2,2 % contre 1,9 %. Christine Lagarde a de nouveau tenu à rassurer les marchés et a reporté à décembre les décisions importantes sur l’avenir du programme d’urgence PEPP. Pour le moment, celui-ci est toujours censé prendre fin en mars 2022. Du côté de la BNS, aucun changement de politique monétaire n’est attendu à court terme. Avec un taux de chômage faible et une inflation inférieure à l’objectif de 2%, la banque centrale est confortable avec sa politique actuelle. La différence de perspectives entre la BCE et la BNS est donc un facteur de soutien à l’EUR/CHF à moyen terme.


La livre sterling a connu davantage de volatilité. En fin de semaine dernière elle était en hausse de 100 points de base sur la seule journée du 8 septembre, portée par les déclarations du gouverneur de la banque d’Angleterre. Celui-ci avait laissé entendre que les conditions étaient réunies pour envisager prochainement une hausse des taux. Le marché anticipe cette hausse pour le premier semestre 2022, c’est-à-dire plus tôt qu’aux Etats-Unis.  Mais hier, le cable a connu un autre mouvement de 100 points de base, cette fois-ci à la baisse et a donc perdu une bonne partie de ses gains.


La banque centrale russe, une des plus hawkish au monde, a décidé de relever son taux directeur de 25 points de base pour le porter à un niveau de 6.75 %. Le consensus du marché prévoyait une hausse plus importante de 50 points. Après une forte hausse de 100 points en Juillet, c’est la cinquième hausse consécutive. Le niveau actuel des taux correspond à l’inflation en base annuelle.


De l’autre côté de l’atlantique, le département du travail a publié hier les chiffres de l’inflation aux Etats-Unis. La hausse des prix a été moins forte que prévu en août (0.3 % contre 0.5 % en juillet). Le marché s’attendait à une hausse de 0.4 %. L’inflation a même ralenti sur un an (5.3 % contre 5.4 % en juillet), pour la première fois depuis octobre 2020. Hors alimentation et énergie, l’inflation dite sous-jacente est la plus faible depuis février, seulement 0,1%. Ces chiffres laissent entendre que la hausse des prix serait arrivée à un plateau, et confortent les analystes qui estiment que la forte inflation ne devrait être qu’un phénomène passager. Dans le détail, l’inflation a été tirée par les prix de l’essence, de l’ameublement, de l’alimentation et du logement. Les prix des voitures d’occasion reculent pour la première fois depuis février après avoir bondi au printemps. Les prix des billets d’avion sont également en baisse, le variant Delta contraignant de nouveau les déplacements. Aux Etats-Unis, on s’attend à un tapering progressif dès cette année. La vraie question est de savoir si la Fed augmentera ou non les taux d’intérêt dès 2022. Le marché s’attend à ce que l’inflation baisse progressivement mais ne voit pas celle-ci passer sous l’objectif des 2 % à moyen terme.


En Chine, les indicateurs économiques publiés hier se sont montrés décevant ce qui soulève des inquiétudes sur la reprise économique. Le bureau des statistiques a fait état d’une hausse des ventes de détail de seulement 2,5% sur un an, bien moins que les 8.5 % du mois de juillet. Il faut remonter à septembre 2020 pour trouver un chiffre aussi faible. La production industrielle s’est également accrue à un rythme moins soutenu que le mois précédent (+ 5.3 % contre +6.4%). Les bourses mondiales, une fois n’est pas coutume sont depuis quelques jours orientées à la baisse. La propagation du variant delta et les mauvais chiffres asiatiques plombent l’ambiance et aux Etats-Unis, les projets de hausse de taxe de l’administration Biden engendrent de l’inquiétude.


Du côté des matières premières, l’aluminium a atteint un plus haut depuis 13 ans après avoir dépassé 3,000 USD la tonne. Le coup d’état militaire en Guinée a fortement réduit l’offre et la demande continue de croître. L’or a stoppé sa baisse pour revenir au contact de 1800 dollar l’once. Le prix du cuivre est en baisse suite à la résolution de conflits syndicaux ayant bloqué des mines au Chili, premier producteur mondial. Le pétrole est en hausse alors que la production dans le golfe du Mexique est toujours limitée de moitié environ suite au passage de l’ouragan Ida. L’OPEP fait attention à rouvrir le robinet de manière très graduelle afin d’accompagner progressivement la reprise de la consommation mondiale tout en soutenant les prix.


 


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