L’euro se retrouve sur la défensive

Jan 27, 2021
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L’euro se retrouve sur la défensive après avoir commencé l’année en fanfare et les marchés...


L’euro se retrouve sur la défensive après avoir commencé l’année en fanfare et les marchés se demandent s’ils n’ont pas été trop optimistes au début du mois. La pandémie n’est de loin pas maitrisée malgré les vaccinations qui commencent à s’opérer et de nouvelles souches dites britanniques, sud-africaines ou brésiliennes ont fait leur apparition. Résultat les pays augmentent leurs mesures préventives. Les Etats-Unis ont réintroduit des restrictions de voyages, Israël a refermé ses frontières, et les mesures de confinement sont resserrées dans de nombreux pays dont la Suisse. En France, depuis quelques jours, le gouvernement prépare les esprits à l’imminence d’un troisième confinement sous la pression des scientifiques pour qui le variant anglais change complètement la donne. Le Portugal relativement épargné jusqu’à maintenant va fermer ses écoles, crèches et universités pendant 15 jours L’impact de toutes ces mesures se reflètent dans les données économiques.   En Allemagne, principale économie de la zone euro, l’indicateur des attentes IFO est sorti en baisse à 91.1 alors que les analystes s’attendaient à 93.6 et qu’il était à 92.8 en décembre passé. Ce même indicateur pour la zone euro est sorti à 89.4 contre 90.4 auparavant. La parité EUR/USD a par conséquent perdu du terrain et se situe sur les 1.2100 ce matin alors qu’elle avait touché 1.2349 le 6 janvier. Cette situation est aussi bien évidemment suivie de près par la Banque Centrale Européenne. Comme attendu, elle a gardé ses principaux taux inchangés pour sa première réunion de politique monétaire jeudi passé. Mme Lagarde a indiqué que les taux resteraient proches de zéro tant que l’inflation n’approcherait pas l’objectif de 2 %. Mais elle a relevé aussi que la force de l’Euro rend cet objectif plus difficile à réaliser. Les rachats d’actifs vont continuer pour atteindre les 1850 milliards et ce montant pourrait être augmenté. Elle estime que des risques de récession à court terme dû à la pandémie sont toujours présent et à cause de cela la BCE sera présente dans le marché au moins jusqu’en mars 2022 pour soutenir l’économie.


De l’autre côté de l’Atlantique, le Sénat a confirmé lundi au poste de secrétaire au Trésor, Janet Yellen, 74 ans et ancienne présidente de la Fed. Il ‘s’agit du troisième membre du gouvernement de Joe Biden à avoir reçu le feu vert du Sénat. Aujourd’hui a lieu la première réunion de politique monétaire de la banque centrale. Les économistes s’attendent au statu quo mais le communiqué et les propos de Jerome Powell, qui rentre dans la dernière année de son mandat, seront suivi attentivement.  Le ton pourrait être un peu plus optimiste grâce au plan de relance géant et à des relations moins conflictuelles avec la nouvelle administration. La rocade des membres votants est aussi un sujet important car la nouvelle répartition entre colombes et faucons a un impact non négligeable sur les décisions du conseil des gouverneurs. Par ailleurs l’institut pourra relever que l’économie américaine s’en sort relativement bien. Les indices des directeurs d’achats au mois de janvier ont baissé dans la plupart des pays développés. Les États-Unis font figure d’exception avec une progression de l’indice Markit PMI composite à 58 points en janvier contre 55,3 le mois précédent. Les restrictions sanitaires n’ont pas pesé sur la composante services non plus qui passe à 57,5 points contre 54.8. L’activité immobilière demeure aussi très dynamique aux pays de l’Oncle Sam soutenue par des taux hypothécaires historiquement bas. En décembre, les mises en chantier de maisons ont ainsi progressé à un plus haut depuis 14 ans. La progression des permis de construire, également au plus haut depuis 2006, indique que ce boom immobilier devrait se poursuivre. A un niveau plus locale on relèvera que l’indice d’activité économique à Chicago, troisième ville des Etats-Unis par sa population et deuxième centre industriel, connue pour sa bourse des matières premières agricoles (le CBOT), a augmenté à 0.52 en décembre contre 0.31 en novembre.


Les principales places boursières ont généralement évolué en territoire légèrement positif depuis le début de l’année. Les trois grands indices américains ont même établi de nouveaux records. Les bourses européennes, elles, évoluent de manière plus dispersée. Le FTSE britannique gagne près de 3 %, la France évolue à l’équilibre (-0.50 %) et certaines à l’image de Madrid et Milan pénalisés par des statistiques économiques mitigées perdent un peu plus de 1 %. Le SMI qui a touché 11’014.28 points lundi gagne 2.43 % en ce début d’année et a quasiment retrouvé les niveaux d’avant la pandémie qui l’avaient vu atteindre un nouveau record historique à 11’270.00 points le 20 février 2020.