Les regards se tournent vers la FED

Jun 10, 2020
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La Banque Centrale Européenne a dopé les marchés jeudi passé avec l’annonce de l’augmentat...


La Banque Centrale Européenne a dopé les marchés jeudi passé avec l’annonce de l’augmentation de son programme d’urgence. Ainsi ce programme de rachats de dettes publiques et privées dit « PEPP », de 750 milliards d’euros va être augmenté de 600 milliards et prolongé jusqu’à au moins fin juin 2021 contre fin 2020 prévu. Mais un deuxième évènement est venu bousculer encore plus les marchés financiers. La publication vendredi des chiffres de l’emploi aux Etats-Unis ont complètement pris ces derniers par surprise. Le taux de chômage aux Etats-Unis a en effet baissé en mai à 13,3 % malgré la pandémie de Covid-19 et toutes les mesures de restrictions prises pour tenter d’enrayer sa propagation. Les analystes attendaient un taux en hausse à 19 % étant donné que 43 millions d’Américains se sont au total inscrits au chômage en deux mois et demi. Mais les premières réouvertures de commerces et restaurants dans certains Etats au mois de mai ont permis à la première économie mondiale de se redresser. Quelques 2,5 millions d’emplois ont ainsi été créés alors que l’on anticipait la destruction de 7,5 millions de postes.  L’espoir d’une reprise rapide de l’activité économique après la crise du coronavirus a dopé l’enthousiasme des investisseurs. Le Nasdaq a même battu hier son record en cours de séance et les bourses européennes ont clôturé la semaine passée sur des hausses hebdomadaires inédites. Les quelques nouvelles économiques défavorables n’ont pas réussi à freiner la remontée des indices boursiers.  Même si la BCE s’attend désormais à une contraction de 8,7 % du PIB de la zone euro cette année avant un rebond de 5,2 % l’année prochaine et les ventes aux détails se sont effondrés en avril alors que des mesures de confinement étaient en vigueur. Elles chutent de 11,7 % par rapport à mars et reculent de 19,6 % par rapport à avril 2019.


Après la BCE, c’est maintenant vers la FED que les regards se tournent. La Banque Centrale américaine a entamé hier une réunion de deux jours qui se conclura avec la traditionnelle  conférence de presse ce soir. C’est la première depuis la levée des mesures de confinement aux Etats-Unis. Elle devrait à nouveau insister sur les risques de la pandémie pour l’économie et revenir sur la  baisse surprise du chômage. Elle a déjà annoncé assouplir son programme de prêt au PME. Le montant minimal a été abaissé à 250’000 dollars contre 500’000  auparavant. Dans la première version, ce montant minimum était même de 1 million de dollars. La durée passe de quatre à cinq ans et un délai de deux ans avant le début du remboursement est prévu. Contrairement aux prêts gouvernementaux, qui sont transformés en subvention pour les entreprises qui l’utilisent en majorité pour payer les salaires, ceux de la Fed devront être remboursés.


Ces derniers évènements redonnent confiance aux investisseurs qui sortent du franc suisse, valeur refuge traditionnelle. Au grand soulagement de la Banque Nationale Suisse, la monnaie unique a atteint un plus haut niveau de l’année à 1.0915 avant que des prises de profits ne ramènent le cours sous 1.0800. Et après vingt semaines consécutives de hausse les réserves sont demeurées inchangées la semaine passée. Sur le plan économique, la crise du Covid-19 et les mesures de confinement prises pour endiguer la pandémie ont fortement limité l’activité au mois de mars entraînant un recul du PIB au premier trimestre de 2,6 % contre une progression de 0.3 % le précédent.


De son côté, le baril d’or noir continue sa progression. L’OPEP+ a décidé de prolonger d’un mois la baisse de sa production. D’autres pays dont le Nigéria et l’Iraq se sont aussi engagé à réduire leur production de brut. C’est ainsi 9.6 millions de baril par jour qui ne seront pas produits jusqu’en juillet. De plus, l’organisation a adopté une approche plus stricte pour s’assurer que ses membres tiennent leurs engagements. Après avoir évolué sous les 20 dollars fin avril, le baril WTI a brièvement passé sur la barre des 40 lundi matin sur le marché asiatique.