Le pétrole continue de grimper

Mar 2, 2022
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Les États-Unis et l’Union européenne ont décidé d’exclure plusieurs banques russes du rése...


Les États-Unis et l’Union européenne ont décidé d’exclure plusieurs banques russes du réseau interbancaire Swift. D’autres sanctions visent personnellement le président russe et son ministre des affaires étrangères. Ils ont également interdit toute transaction avec la banque centrale russe. De plus, les exportations vers la Russie de produits technologiques seront soumises à de lourdes restrictions, afin d’affaiblir les secteurs clés de l’économie. Dans un premier temps, c’est la monnaie russe qui est la plus durement touchée, perdant plus de 30 % face au dollar. Aujourd’hui, la paire USD/RUB est proche de 110 avec un écart entre les cours acheteur et vendeur élevé et une faible liquidité.


L’appréciation du franc suisse se poursuit. La paire EUR/CHF continue de baisser et la barre des 1.0300 a été approchée à plusieurs reprises et a finalement été franchie pour terminer à 1.019, son plus bas niveau historique. Une tendance similaire a touché la paire USD/CHF qui est à nouveau inférieure à 0.9200, un niveau proche des 0.9150 atteints au début de l’« invasion russe ». La paire EUR/USD se situe autour de 1.1100.


Le gouvernement suisse a rompu avec sa longue tradition de neutralité et adopte les sanctions prises par l’Union européenne à l’encontre d’entreprises et de particuliers russes.


Les prix du pétrole ont poursuivi leur hausse mercredi, le baril de Brent ayant dépassé les 110 dollars pour la première fois depuis 2014. Les investisseurs craignent un net recul des exportations de pétrole en provenance de Russie dans le sillage des sanctions prises par la communauté internationale. Deuxième exportateur de pétrole brut au monde, la Russie représente plus de 40 % des importations annuelles de gaz naturel de l’Union européenne. Toutefois, l’Agence internationale de l’énergie a annoncé mardi que ses pays membres allaient libérer 60 millions de barils de pétrole tirés de leurs réserves d’urgence pour stabiliser le marché.


Zone euro : l’assouplissement des mesures sanitaires a entraîné un fort rebond de l’activité économique en février. L’indice composite des directeurs d’achats (PMI, Markit) s’établit à 55.8 points, contre 52.3 au mois de janvier. L’activité s’est accélérée dans le secteur des services qui a bénéficié de la levée des restrictions. Au mois de janvier, sur une année, l’indice des prix a poursuivi sa progression pour atteindre 5.1 % contre 5.0 % le mois précédent, toujours soutenu par la vigueur des prix de l’énergie sur la période.


Les obligations américaines ont de nouveau progressé hier, les obligations d’État ayant joué leur rôle de valeur refuge. Le taux des obligations américaines à 2 ans recule fortement à 1.34 % en baisse de 10 pb sur le terrain et le taux à 10 ans de 9.5 pb à 1.73 %. En Europe, le taux des obligations allemandes à 10 ans a reculé de 20.7 pb à -0.072 %, repassant dans le négatif pour la première fois depuis janvier. Compte tenu des répercussions de la guerre sur l’économie de la région, le marché semble convaincu que la BCE sera contrainte de reporter son resserrement monétaire.


Les principaux marchés financiers ont connu un net recul la semaine dernière. Les marchés européens, plus exposés à la Russie, ont été particulièrement touchés mardi. Euro-Stoxx-50 à 3765.85 (-4.04 %).


Le SMI a mieux résisté grâce à ses caractéristiques plus défensives. Les valeurs financières, en particulier celles des grandes banques et des sociétés du secteur de la réassurance, ont été parmi les plus durement touchées. SMI 11’862 (-1.04 %).