Le Nikkei attire l’attention avec sa performance

Feb 17, 2021
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La volatilité du marché des changes a été assez faible ces derniers jours. Lundi était un ...


La volatilité du marché des changes a été assez faible ces derniers jours. Lundi était un jour férié aux Etats-Unis et une grande partie de l’Asie était absente aussi pour le nouvel an chinois qui s’étendait de jeudi passé à aujourd’hui. Dès les monnaies principales ont fluctué dans de très petites fourchettes en ce début de semaine. Autour de 1.2100, la parité EUR/USD évolue au milieu de la bande de fluctuation de 2021 qui va de 1.2350 à 1.1950. Les données économiques publiées récemment reflètent la situation de la fin 2020 alors que les regards se tournent avec optimisme vers ceux de 2021.  L’indicateur avancé de l’OCDE, bien qu’il soit en léger recul au mois de janvier demeure encourageant, confirmant la poursuite de la reprise de l’économie au niveau mondiale. La reprise s’avère particulièrement vigoureuse en Chine qui a retrouvé son niveau d’avant la pandémie au troisième trimestre 2020. L’économie américaine, sur une trajectoire de reprise dynamique aussi, espère retrouver son niveau d’avant la crise vers le troisième trimestre 2021 portée par une relance massive et une hausse des vaccinations. L’Europe connait plus de difficultés, pénalisée par des mesures sanitaires plus restrictives. En Suisse: le recours massif au chômage partiel durant la pandémie a freiné la hausse du nombre de demandeurs d’emploi. En 2020, il s’élevait à 3,14 % contre 2,3 % en 2019 son plus bas niveau depuis les années 2000. En janvier, il a connu une nouvelle petite flambée et est remonté à 3,7 %, un nombre qui n’avait plus été atteint depuis 2009 pendant la crise financière. Cet automne et cet hiver, la deuxième vague de coronavirus pèsera sur l’économie suisse. Le SECO a, pour cela, révisé à la baisse ses prévisions concernant l’évolution du PIB. La croissance devrait redémarrer franchement si la situation épidémiologique s’améliore et le SECO prévoit désormais une croissance de 3 % en 2021 et de 3.1 % pour 2022. Au Royaume-Uni, ce sentiment d’optimisme se reflète dans la devise. La livre continue sa progression alors que la campagne de vaccinations bat son plein et permet d’envisager la potentielle fin du confinement qui paralyse le pays depuis de nombreuses semaines. Le Premier Ministre britannique Boris Johnson devrait annoncer en début de semaine prochaine des premières mesures de déconfinement avec une probable réouverture des écoles début mars. La livre flirte avec les 1.4000 contre le dollar, un niveau qu’elle n’avait plus connu depuis le premier trimestre 2018. Et il faut revenir avant le référendum sur le Brexit de 2016 pour trouver la livre de manière durable au-dessus de ce niveau. Mais le marché reste prudent dans l’attente des premières données économiques post-Brexit. Si dans un premier temps de mauvais chiffres pourraient être imputés aux effets de la pandémie, il pourrait en être différent dans la deuxième partie de cette année.


La Banque Centrale de Suède a annoncé, sans surprises, la semaine passée qu’elle maintenait ses taux d’intérêts en l’état à 0 %. Et elle prévoit désormais de les laisser à ce niveau jusqu’à au moins 2024 pour faciliter la reprise de l’économie. L’institut a révisée ses prévisions de croissance pour 2020. Elle s’attend désormais à une contraction moindre de l’ordre de 2.8 % contre – 4 % précédemment.


La Banque Centrale de Russie a laissé ses taux inchangé vendredi mais à notablement changé sa vision en se montrant bien moins accommodante. La Gouverneure Elvira Nabiulina a déclaré que le cycle baissier des taux était terminé. Il ‘arrête ainsi à 4.25 % après près de deux ans de baisse. Même si le ton s’est montré plus « Hawkish », elle estime que la politique monétaire devrait demeurer accommodante cette année encore et a refusé d’évoquer un calendrier de retour à une politique monétaire neutre. La CBR a décidé de publier dès le mois d’avril ses prévisions de taux d’intérêts rejoignant les grandes banques centrales tels la FED ou la BCE.


La Banque Centrale du Mexique a baissé ses taux d’intérêt de 0.25 % à 4 %. C’est le fait que la décision a été prise à l’unanimité des votants qui a surpris les analystes. Cette décision ouvre la porte, désormais, à une baisse graduelle du taux de référence vers les 3.5 % selon ces mêmes analystes.


Les prix du brut continuent leur progression et le baril de WTI a dépassé les 60 dollars en ce début de semaine. Il est au plus haut depuis mi-2018. Les plus grandes raffineries d’Amérique du Nord ont été forcée à l’arrêt à cause de conditions hivernales très dures qui ont fait plonger la production d’un tiers. Cette situation devrait durer encore cette semaine. L’envolée de l’or noir, si elle se confirme, va permettre une nouvelle baisse de la production par l’OPEP au mois d’avril.


En ce qui concerne les indices boursiers on constate qu’ils sont tous dans le vert en ce début d’année mais c’est le Nikkei qui attire l’attention avec sa performance. L’indice phare japonais, le Nikkei 225, a terminé lundi au-dessus de la barre des 30’000 points pour la première fois depuis 1990. La croissance du PIB au quatrième trimestre 2020 est affichée à 3 % comparée au trimestre précédent, soit au-delà des attentes de 2.4 %. Le ministre de l’économie, M. Nishimura, estime que ces résultats indiquent que le pays est sur la bonne voie de la reprise alors que la campagne de vaccinations devrait commencer cette semaine.