Le dollar accuse le coup

Jul 29, 2020
  • EUR/USD 1.1740
  • DOW JONES 26’379.28
  • USD/CHF 0.9165
  • SMI 10‘277.20
  • EUR/CHF 1.0760
  • BRUT 41.15
  • USD/RUB 72.43
  • XAU/USD 1’957.00
La parité EUR/USD a connu une spectaculaire envolée ces derniers jours dans le sillage du ...


La parité EUR/USD a connu une spectaculaire envolée ces derniers jours dans le sillage du sommet européen de Bruxelles. Alors que la monnaie unique valait 1.1229 contre le billet vert à l’ouverture le 1er juillet, elle a flirté avec les 1.1800 lundi. Il faut remonter à l’éclatement de la crise du COVID-19 à la mi-mars pour retrouver un mouvement d’une telle amplitude et à septembre 2018 pour voir la monnaie unique à un tel niveau. Mais le billet vert recule aussi contre de nombreuses devises telles le franc suisse, la livre sterling, le Yen japonais et les dollars australien et néo-zélandais.  La devise américaine subit l’impact de la progression de l’épidémie de COVID-19 aux Etats-Unis. Les nouvelles demandes d’allocations chômage sont à nouveau en augmentation lors de la semaine du 18 juillet, de 109 000 unités à 1’416’000 contre 1’307’000 la semaine précédente. Cette remontée est logique au vu du reconfinement partiel dans plusieurs États américains. Les demandes d’indemnités chômage risquent donc de progresser encore ces prochaines semaines aux risques de mettre à mal la reprise et la consommation des ménages. La Maison Blanche et le parti républicain ont proposé un plan de 1’000 milliards de dollars destinés à contrer les effets de l’épidémie. Ce plan comprendra, entres autres, un budget de 100 milliards de dollars destinés à l’éducation ainsi qu’un chèque mensuel de 1’200 dollars pour chaque américain. Le débat s’ouvre maintenant aux chambres avec les démocrates pour qui ce plan est totalement inadéquat et proposent une enveloppe de 3’000 milliards de dollars. Le pays a  déjà dépensé près de 2’500 milliards de dollars pour atténuer l’impact financier de la crise. Un autre facteur qui pèse sur la monnaie américaine  c’est les relations avec la Chine qui se sont fortement détériorées ces dernières semaines. Le personnel diplomatique américain a quitté le consulat de Chengdu après l’ordre d’expulsion des autorités chinoises en mesure de représailles à la décision américaine de fermer le consulat chinois de Houston. Et les tensions restent vives entre les deux blocs sur Hong Kong et l’opérateur Huaweï. Mais l’évènement principal de ces prochaines heures est la réunion de politique monétaire de la FED qui se termine ce soir. Avant la période de blackout qui précède toutes réunions de la FED et qui interdit à ses dirigeants de s’exprimer, ces derniers s’étaient montrés très préoccupés. Il est peu probable que la FED annonce de nouvelles mesures ce soir mais elle pourrait déjà préparer le terrain à de nouvelles mesures au cas où démocrates et républicains n’arrivaient pas à s’entendre rapidement sur le plan d’aide à l’économie.


Le négociateur européen Michel Barnier a jugé jeudi « peu probable » que les 27 et le Royaume-Uni parviennent à un accord commercial dans le cadre des négociations sur leur relation post-Brexit, rejoignant les déclarations de son homologue britannique aussi très pessimiste. À l’issue de ce nouveau cycle de négociations qui s’est tenu à Londres, Michel Barnier a souligné que « peu de progrès » avaient été effectués sur deux sujets cruciaux : les conditions de concurrence équitable et la pêche. Si l’Union Européenne et le Royaume-Uni ne parviennent pas à se mettre d’accord se sont les règles de l’Organisation Mondiale du Commerce, avec leurs droits de douane élevés, qui s’appliqueront aux relations commerciales à partir de janvier 2021.


La Banque Centrale de Russie, en baissant son taux directeur de 0.25 %, l’a fixé à un nouveau plus bas historique à 4.25 %. Cette décision survient peu de temps après l’annonce de la Banque Mondiale qui prévoit un recul du PIB de 6 % pour le pays. Cette baisse est la quatrième de l’année 2020 qui avait commencé à 6.25 %. La Gouverneure Elvira Nabiulina a laissé entendre que d’autres pourraient encore suivre. « Nous pensons qu’il y a encore du potentiel car beaucoup d’incertitudes demeurent. Le PIB a baissé entre 9 et 10 % au premier trimestre et ne pourra probablement pas tout récupérer avant la fin de l’année » a-t-elle déclaré.


L’or a touché un plus haut  hier matin à 1’981.20 dollars l’once avant de perdre près de 50 dollars rapidement sur des prises de bénéfices. L’argent, dont la progression à la hausse ces derniers jours avait été encore plus rapide a touché hier 26.20 dollars l’once, une progression de  plus de 15 % depuis lundi matin avant d’aussi subir des prises de bénéfices. Si le métal jaune a battu un nouveau record historique,  l’argent est lui encore bien loin des sommets à 49.45 dollars de 1980 et à 49.80 de 2011. L’un des bénéficiaires de cette flambée devrait être la Banque Nationale Suisse qui détenait au début mars un stock d’or de 1040 tonnes. L’institut d’émission publiera vendredi ses résultats semestriels.