La Banque nationale suisse maintient sa politique monétaire expansionniste

Jun 24, 2021
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Lundi, le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, a déclaré que l&rsqu...


Lundi, le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, a déclaré que l’inflation avait progressé, mais qu’elle demeurait passagère. Elle renouera, selon lui, avec son objectif de 2 % une fois que les déséquilibres sur l’offre auront été résolus. Lors de la réunion du comité de politique monétaire la semaine dernière, plus de la moitié des membres du FOMC ont anticipé deux hausses des taux d’intérêt d’ici fin 2023. Cette annonce a eu des répercussions immédiates sur le bon du Trésor à 2 ans qui s’est hissé à 0,2 % pour la première fois depuis mars 2020.


Les banquiers centraux américains tablent sur une progression de l’indice de prix des dépenses des ménages à 3,4 % cette année, puis sur un repli à 2,1 % dans les 2 prochaines années. Dans le même temps, le marché est centré sur l’indice des prix à la consommation, qui s’élève désormais à 5 %, générant un écart important entre les estimations d’inflation du marché et de la Fed. Lundi, certains responsables de la Fed se sont exprimés sur le fait que la banque centrale pourrait commencer à durcir sa politique monétaire plus tôt que prévu, mais aucun calendrier n’a encore été fixé.


Au vu des nouvelles sur le front de l’inflation lundi aux États-Unis et de la demande croissante liée à la reprise économique, le pétrole a atteint son plus haut niveau depuis octobre 2018 avec un baril de Brent à 75,43 USD et un baril de pétrole brut à 73,6 USD. Parallèlement, la Russie envisage de proposer à l’OPEP une hausse de la production de pétrole lors de la réunion qui aura lieu la semaine prochaine.


Hier, le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a fourni aux investisseurs la preuve que l’inflation était sous contrôle et que la Fed ne se hâterait pas de relever les taux d’intérêt. Au vu des dernières nouvelles, le Dow Jones a renoué avec sa position de la semaine dernière et flirte désormais de nouveau avec son niveau de 33 932. Le Nasdaq s’inscrit en hausse de 0,79 % à la faveur d’Amazon, de Microsoft et d’autres valeurs technologiques. Le bon du Trésor américain à 10 ans a rebondi après avoir cédé du terrain la semaine dernière et ressort désormais à 1,48 %.


Lundi, la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a déclaré que la hausse de l’inflation américaine n’aurait qu’un impact limité sur la zone euro. Même en cas de majoration des prix des produits importés des États-Unis, l’effet global devrait être modéré. Mme Lagarde a déclaré que les perspectives économiques mondiales s’amélioraient face à l’embellie sur le front sanitaire. L’indice des prix à la consommation pour le mois de mai est ressorti à 2,1 % et le Bund allemand à 10 ans à -0,16 %.


Hier, la Hongrie a été le premier pays européen à durcir le ton avec une hausse des taux d’intérêt à 0,9 % (première hausse depuis 2011) en vue d’endiguer l’inflation.


La Banque nationale suisse maintient sa politique monétaire expansionniste et son taux d’intérêt demeure inchangé à -0,75 %. Elle se dit toujours prête à intervenir sur le marché de change en cas de besoin. La BNS table sur une croissance du PIB de 3,6 % en 2021 contre 3 % auparavant. Elle montre qu’à l’instar d’autres pays européens, l’économie suisse se redresse plus vite que prévu.


La Banque centrale de Turquie a laissé son taux d’intérêt en l’état à 19 % en raison du niveau élevé des anticipations d’inflation et de sa politique monétaire restrictive inchangée.


Au Brésil, la remontée des cours des matières premières et l’aggravation de la sécheresse se traduisent par une hausse des prix. La semaine dernière, la Banque centrale du Brésil a relevé son taux d’intérêt à 4,25 % et anticipe une éventuelle nouvelle hausse des taux.


La Chine a interdit à ses institutions financières et à sa société de paiement Alipay d’effectuer des transactions en cryptomonnaies. Ce qui a valu une chute de près de 10 % au Bitcoin, qui s’est effondré de 35 800 dollars à 33 900 aujourd’hui, alors qu’il s’échangeait encore à 64 800 en avril de cette année.