Joe Biden remporte l’élection présidentielle américaine

Nov 11, 2020
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La parité EUR/USD a retrouvé de la volatilité en ce début de semaine. De 1.1650 au lendema...


La parité EUR/USD a retrouvé de la volatilité en ce début de semaine. De 1.1650 au lendemain de l’élection présidentielle américaine, elle a rebondi à 1.1920 lundi. Alors que le président Trump n’a pas encore reconnu sa défaite, le monde entier a félicité Joe Biden pour sa victoire. Mais le spectre d’un passage de témoin dans la douleur a incontestablement pesé sur la devise américaine en fin de semaine passée. L’attitude de Donald Trump dans les prochains jours aura un impact sur la marge de manoeuvre de Joe Biden jusqu’au 20 janvier. Si le Président sortant concédait rapidement sa défaite, il donnerait accès au camp Biden aux 10 millions de dollars prévus pour financer la transition du pouvoir et faciliter le transfert des dossiers. Dans le cas contraire c’est l’administration américaine qui serait bloquée jusqu’à la décision finale qui pourrait venir de la Cour Suprême dans plusieurs semaines.


La journée de lundi a connu un changement de tendance complet. Avec l’annonce par Pfizer et BioNTech que leur vaccin contre le Covid-19 couvrait près de 90 % des personnes traitées ; c’est l’euphorie qui a atteint les marchés. La monnaie unique qui était donc remontée à 1,1920 a perdu 100 points en une quarantaine de minutes. Le billet vert remontait aussi fortement contre le franc, plus de 130 points, alors que celui-ci était au plus haut depuis 2015 sous la barre des 0.9000. Contre le Yen japonais, la devise américaine rebondissait de 200 points. Le mouvement a été tout aussi conséquent sur les métaux précieux où l’or a perdu près de 100 dollars chutant jusqu’à 1’850.00 dollars l’once. Toutes les valeurs refuges ont concédés passablement de terrain avec cette nouvelle que beaucoup espérait depuis longtemps. Les principales places boursières rebondissaient fortement alors que l’optimisme regagnait aussi les cours du brut. Le baril de WTI a rebondi de 10,3 % à 41,00 dollars et le Brent suivi avec une hausse de 9,2 % à 43,06 dollars ce même jour.


Sur le plan économique, l’économie américaine a créé 638 000 postes au mois d’octobre, un chiffre meilleur que les attentes de 580 000. La récupération a été particulièrement forte dans le secteur privé, avec 906 000 contre 680 000 attendus. Le taux de chômage affiche un repli de 1,0 % en octobre, à 6,9 %, contre 7,6 % attendus et 7,9 % le mois précédent. Sur les 22 millions de travailleurs américains ayant perdu leur emploi depuis le début de la pandémie la moitié a retrouvé un poste. La FED a, elle, laissé ses taux et son programme de rachats d’actifs inchangés comme cela était largement anticipé. « L’activité économique et le niveau de l’emploi continuent à se reprendre mais demeure toujours en-dessous de leur niveau du début de l’année » mentionne le compte-rendu de la réunion. « La voie du rétablissement de l’économie va dépendre de façon importante de l’évolution du virus. La crise sanitaire en cours va continuer de peser sur l’activité économique, l’emploi et l’inflation » a aussi déclaré la FED qui n’a fait aucune mention de l’élection présidentielle voulant marquer ainsi son indépendance.


Ce retour de l’appétit aux risques des marchés et donc le recul généralisé des valeurs refuges ont permis d’abaisser la pression sur le franc qui ne parvenait pas à repasser sur les 1.0700 contre la monnaie unique. Les dépôts à vue auprès de la BNS sont quasiment inchangés pour la semaine dernière mais nul doute que la BNS demeure vigilante et n’hésitera pas à intervenir encore comme la répété Mme Maechler. Ce retournement lui offre pour le moment un peu de répit. L’institut a publié quelques données concernant ses investissements. La banque centrale détient pour 127 milliards de dollars d’actions américaines. A fin septembre, elle en détenait dans 2’430 entreprises américaines dont 7.8 milliards de dollars d’actions Apple. Les investissements dans cette classe d’actifs représentent le 20 % de ses réserves.


Le dollar néo-zélandais a rebondi ce matin contre le dollar américain et se retrouve au plus haut depuis 19 mois. La Banque Centrale de Nouvelle-Zélande a maintenu ses taux inchangés à 0.25 % et a annoncé le lancement d’un nouveau programme de prêts (new Funding for Lending Program) pour le mois de décembre. Ce nouveau plan a pour but de maintenir à un niveau bas le coût de refinancement pour les banques. Mais surtout l’institut s’est montré bien moins pessimiste sur l’avenir de l’économie. Dans la foulée, le taux à 10 ans de l’obligation d’Etat est remonté de 15 points à 0.87 % et désormais le marché ne croit plus à des taux négatifs en 2021.