Janet Yellen nommée à la tête du Trésor américain

Dec 2, 2020
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La monnaie unique tente une nouvelle fois de sortir de sa fourchette de fluctuation de 1.1...


La monnaie unique tente une nouvelle fois de sortir de sa fourchette de fluctuation de 1.1600/1.2000 que l’on connait depuis le début de l’été. La prochaine arrivée de vaccins contre le covid-19 a redonné de l’appétit aux risques et a vu de nombreux investisseurs délaisser le billet vert. Le marché semble se déconnecter de la situation sanitaire qui continue de se dégrader dans de nombreux pays. Malgré les espoirs de vaccin, une levée totale des restrictions est encore loin. Les bars et les restaurants devraient notamment rester fermés jusqu’en janvier dans les grands pays européens alors que l’Allemagne, l’Italie et la France mettent la pression sur l’Autriche et la Suisse pour que les stations de skis demeurent portes closes pendant les fêtes de fin d’année. La recrudescence du COVID-19 et les mesures prises dans les différents pays pour contrer la deuxième vague de la pandémie ont fortement impacté l’économie de la zone euro en novembre. Malgré cela la parité, gagnée par l’optimisme, est passée au-dessus de 1.2000 et retrouve un niveau plus revu depuis avril 2018. Mais à une semaine de la prochaine réunion de la Banque Centrale Européenne, il sera intéressant de voir si la monnaie unique parvient à continuer sa progression. Car on se souvient qu’à l’occasion de la dernière incursion de la devise européenne au-dessus de 1.2000, début septembre, les déclarations dans un premier temps de Philipe Lane puis de Christine Lagarde avait renvoyé la monnaie unique à 1.1600. Les deux avaient déclaré que le niveau de l’Euro avait un impact sur l’économie et particulièrement sur l’inflation et donc par conséquent c’était quelque chose que la banque centrale suivait de près. En attendant la réunion de politique monétaire de la BCE, le 10 décembre, le marché devrait adopter une position prudente d’autant plus qu’il y a quelques semaines encore la perspective d’une baisse du taux directeur de 0.10 % par l’institution de Francfort était une option sur la table.


Aux Etats-Unis, Joe Biden a confirmé la nomination de Janet Yellen à la tête du Trésor américain. Janet Yellen est l’auteure de nombreuses premières: Présidente du Council of Economic Advisors du Président Clinton, elle a présidé la Réserve Fédérale de San Francisco, et fut Vice-Présidente puis Présidente de la Réserve Fédérale des Etats-Unis de 2014 à 2018.  Par ailleurs, la banque centrale américaine a annoncé qu’elle prolongeait jusqu’au 31 mars 2021 son programme de facilités de crédit dédié aux entreprises américaines durement touchées par la crise actuelle. Cette mesure a été prise en accord avec le gouvernement et son Secrétaire au Trésor Steven Mnuchin.


L’or a cassé son support de 1’800 dollars l’once qui correspondait à la moyenne mobile des 200 jours pour toucher 1’764.80 au plus bas. Le repli de l’or s’explique par la hausse récente des taux longs alors que les anticipations d’inflation restent contenues. Le sentiment général des marchés est meilleur depuis la perspective d’un vaccin contre le COVID-19 et l’élection de Joe Biden à la Maison-Blanche. Des vaccins sont en voie d’être validés et Pfizer a annoncé hier que le sien pourrait être à disposition avant la fin de l’année dans l’Union si celle-ci donne son autorisation. Le franc suisse est l’autre valeur refuge à profiter de l’environnement actuel pour relâcher la pression. Il cède quelque peu du terrain et a testé 1.0870 contre la monnaie unique. La semaine passée est la deuxième consécutive où les dépôts à vue ont diminué et la quatrième où la BNS semble absente du marché. Le Conseil Fédéral a reconduit le directoire de la BNS pour l’exercice 2021 à 2027. Thomas Jordan continuera à diriger l’institut helvétique avec à ses côtés Mme Andréa Maechler et M. Fritz Zurbrügg.


La Banque Centrale de Suède a laissé la semaine passée son taux directeur inchangé à 0 % comme cela était attendu mais elle a augmenté son programme de rachat d’actifs face à la nouvelle dégradation économique liée à la deuxième vague de COVID-19. « L’augmentation des contaminations et des restrictions plus strictes vont entrainer un nouveau recul de l’économie suédoise » relève la banque qui a revu ses prévisions. Elle prévoit une chute du PIB de 4 % contre 3.6 % auparavant et une croissance de 2.6 % pour l’année prochaine. Pour soutenir l’économie et tendre vers son objectif d’inflation, elle a donc augmenté de 200 milliards de couronnes soit 19.6 milliards d’euros sont programme. Celui-ci s’élève désormais à 700 milliards jusqu’à la fin 2021. L’inflation en Suède devrait être de 0.4 % cette année et 0.8 % l’année prochaine, bien loin de l’objectif de 2 %.


A l’occasion de sa dernière réunion de l’année la Banque Centrale d’Australie a maintenu comme attendu ses taux inchangés. Compte tenu de la situation économique et de l’emploi, le Conseil des gouverneurs ne prévoit pas de remonter son principal taux directeur avant que l’inflation ne s’installe de manière durablement dans la fourchette de 2 à 3 %. Le Conseil ne prévoit par conséquent pas de les relever avant 3 ans a déclaré la RBA.