Hausse des taux d’intérêt

Jun 22, 2022
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La Fed a répondu aux attentes des investisseurs en relevant ses taux directeurs de 75 poin...


La Fed a répondu aux attentes des investisseurs en relevant ses taux directeurs de 75 points de base pour les porter à 1,50 %, sa plus forte hausse depuis 1994. Son directeur, Jerome Powell, a réaffirmé sa détermination à lutter contre l’inflation, tout en assurant que l’ampleur de la hausse de juin n’était pas la norme. Il a estimé que le resserrement monétaire affaiblirait le marché du travail (une évolution nécessaire pour atténuer les pressions sur les prix), mais a confirmé que la banque centrale était prête à risquer une récession pour lutter contre l’inflation.


La BNS a pris les marchés par surprise en relevant son taux directeur, pour la première fois en 15 ans, de 50 points de base (à -0,25 %) lors de son examen trimestriel de la politique monétaire. Alors qu’une hausse des taux était déjà prévue et justifiée par le niveau élevé de l’inflation (2,9 % en mai), la rapidité du mouvement, son ampleur et le fait que la BNS ait décidé d’agir avant la BCE ont  surpris tout le monde. La BNS a été encouragée dans sa décision par l’intensité des pressions sur les prix dans un contexte d’emploi tendu, et par le risque de surchauffe de l’immobilier résidentiel. Elle a également vu les annonces de la Fed et de la BCE comme une occasion d’agir. Le renforcement du franc, qui n’est plus aussi surévalué par rapport à l’euro et qui avait baissé par rapport au dollar, est le bienvenu, car il permettra de contenir les prix à l’importation. La BNS devrait sortir de sa politique de taux d’intérêt négatifs cette année encore.


La production industrielle de la zone euro a légèrement rebondi en avril, mais elle reste perturbée par des problèmes d’approvisionnement.


Les ventes au détail aux États-Unis ont diminué de 0,3 % en mai. La baisse des ventes dans de nombreuses catégories de biens suggère que la hausse des prix commence à freiner la consommation des ménages.


L’ampleur des hausses de taux de la Fed et de la BNS a nui aux obligations, poussant les taux à 10 ans à leurs plus hauts niveaux de l’année.


Les craintes d’un fort ralentissement économique ont été renforcées par l’attitude plus agressive des banques centrales pour contrer une inflation très élevée et persistante. Le marché américain a subi sa pire baisse hebdomadaire depuis mars 2020, tous les secteurs terminant dans le rouge, y compris celui de l’énergie (-17 %), qui avait jusqu’ici été préservé par la hausse des prix du pétrole.


Hier, la bourse de New York a terminé en nette hausse, tirée par les grandes capitalisations et celles du secteur de l’énergie, qui avaient été durement touchées la semaine dernière par les craintes de récession. Le Dow Jones Industrial Average a gagné 2,15 % à 30’530. Le S&P 500 a gagné 2,45 % à 3’764. Le Nasdaq Composite a progressé de 2,51 % à 11’069. Le secteur de l’énergie a gagné environ 5 % grâce à l’envolée des prix du pétrole et du gaz naturel.


À l’exception du SMI, qui a légèrement reculé de 0,06 %, les bourses européennes ont clôturé en hausse mardi. L’Euro Stoxx 50 a progressé de 0,70 %, le FTSE 100 de 0,42 %. Ce mouvement a été réalisé malgré la hausse des rendements obligataires et les risques inflationnistes. La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a confirmé son engagement à lutter contre la hausse des prix.


La journée de mardi a été calme pour les obligations aux États-Unis. Le rendement des obligations américaines à 10 ans a clôturé à 3,275 % vendredi. En Europe, le rendement de l’emprunt d’Etat allemand à 10 ans a progressé à 1,771 %. En Suisse, le rendement de l’obligation d’État suisse à 10 ans s’est redressé à 1,422 %.