EUR vs CHF: l’euro atteint un plus haut depuis plus d’un an

Feb 24, 2021
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Après avoir constaté une baisse des infections de 70 % trois semaines après le début de la...


Après avoir constaté une baisse des infections de 70 % trois semaines après le début de la campagne de vaccination, le premier ministre Boris Johnson a annoncé une feuille de route pour déconfiner progressivement le pays, avec l’espoir d’un retour à la normale fin juin. Les écoles et les maisons de retraite pourront rouvrir le 8 mars, les musées, les commerces non essentiels et la restauration en terrasse le 12 avril. En mai si la situation le permet, cinémas et hôtels accueilleront de nouveau du public et un nombre réduit de supporters pourra revenir dans les stades. Un adulte sur trois, soit 17.5 million de personnes ont désormais reçu une première injection de vaccin. Sur le marché des changes, la livre sterling continue de s’apprécier contre les autres devises. Depuis le début de l’année elle gagne plus de 5 % face à l’euro et au dollar. Elle vaut désormais près de 1.42 $ ou 1.2840 CHF


L’autre fait marquant sur le marché des changes est la baisse du franc suisse. Ce matin, un euro vaut plus de 1.10 francs, soit un plus haut depuis plus d’un an. Notre devise nationale affiche la moins bonne performance des devises majeures depuis le début de l’année. L’espoir d’une reprise économique rapide impacte les devises défensives telles que la nôtre. Ainsi, le yen repasse au-dessus de 105 dollar après avoir terminé l’année précédente à 103.25


De la même manière, la diffusion des vaccins et la perspective d’une reprise économique vigoureuse soutenue par les plans de relance continue de porter la hausse des taux d’intérêt. Le 10 ans américain grimpe à 1.37 %, l’allemand à -0.32 % et le suisse à -0.27 %. En Australie et en Nouvelle-Zélande, pays réputés pour leur bonne gestion de la crise sanitaire et ayant tous deux un rating récemment AAA, les taux à 10 ans tournent autour de 1.6 % alors qu’ils étaient à 1 % au début de l’année.


Du coté des banques centrales, la banque centrale Néo-Zélandaise a décidé de garder son taux directeur à 0.25, ce qui était attendu. Elle continuera à apporter son soutien à l’économie via le stimulus actuel et se réserve de nouvelles mesures si nécessaires. La semaine dernière, la banque centrale turque avait également gardé son taux inchangé à 17 % et de la même manière se déclarait prête à agir d’avantage si besoin.


Depuis plusieurs séances, la hausse des taux d’intérêt met sous tension les places boursières. D’une part, le placement sans risque est d’avantage rémunérateur et donc pénalise les actifs plus risqués, d’autre part la valorisation de ces mêmes actifs diminue lorsqu’on actualise leurs cash-flows futurs avec un taux d’intérêt supérieur. Mais avant tout, les investisseurs craignent que l’on assiste au début d’un cycle de hausse continue des taux d’intérêt sous l’effet du plan de relance massif qui pourrait provoquer une poussée inflationniste. Lors de son audition par le congrès américain, Jérôme Powell, le président de la FED, a tenté de calmer ces craintes en minimisant le risque inflationniste. Il a déclaré qu’il restait un long chemin à accomplir avant d’attendre les objectifs de la banque centrale. Pour rappel, ceux-ci sont doubles : d’une part, maintenir l’inflation en dessous de 2 % et d’autre part revenir proche du plein emploi. Tant que ces objectifs ne seraient pas atteints, la FED maintiendrait les taux à leur niveau actuel. Cette déclaration a semble-t-il rassuré les marchés puisque l’on a assisté à une légère détente du taux à dix ans, et que les différents indices boursiers ont effacé une partie de leurs pertes.


Les matières premières sont toujours en hausse, avec des plus hauts pour le nickel (20,000 $ la tonne) et le cuivre (9,000 $ la tonne). L’or se reprend cette semaine et repasse au-dessus des 1800 dollar l’once, poussé par un retour de la demande depuis le début d’année. Enfin, le prix du baril de WTI repasse les 61 $. Il avait chuté de 4 % vendredi dernier avec les premiers signes de rapprochement entre l’administration Biden et le régime iranien sur les sujets de l’accord sur le nucléaire et des sanctions.