Brexit: Nouveau round de négociation

Aug 19, 2020
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Le dollar perd à nouveau quelque peu de terrain contre les principales devises telles que ...


Le dollar perd à nouveau quelque peu de terrain contre les principales devises telles que l’Euro, le franc suisse ou le Yen japonais. Contre les deux premières, il atteint en ce mois d’août les plus bas de l’année. Le marché est dans l’attente aujourd’hui du compte-rendu de la dernière réunion du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale. L’euro pourrait atteindre de nouveaux sommets et tester la barre des 1.2000 si les minutes de la Fed devaient se montrer suffisamment conciliantes pour préparer le terrain à des nouvelles actions comme de nombreux analystes l’anticipent. Par ailleurs le billet vert souffre toujours de la transition entre la fermeture et la réouverture de l’économie après le confinement dans plusieurs États américains. La hausse inattendue des prix à la consommation, hors alimentation et énergie, au mois de juillet (+0,6 % sur un mois contre +0,3 % attendu), passant de 1,2 % à 1,6 % sur un an, est plutôt rassurante pour les marchés éloignant ainsi les risques de déflation. A ce niveau, l’inflation se situe toujours bien en dessous de l’objectif de la Réserve fédérale  fixé à 2 % mais la banque centrale a donc les mains libres pour recourir si besoin à d’autres mesures de stimulation lors du prochain FOMC en septembre. Certaines autres données économiques se montrent aussi plus rassurantes telles les ventes au détail qui ont augmenté de 1,2 % en juillet et qui suit un bond de 8,4 % en juin. En hausse de 2,7 % sur un an, elles ont dépassé leur niveau de février, indiquant une poursuite de la récupération de la consommation des ménages après l’arrêt brutal lié au confinement. Tout reste donc ouvert pour la réunion de la FED du 16 septembre et le compte-rendu de la dernière réunion publié ce soir pourrait déjà dégager une tendance.


Un nouveau round de négociation a commencé hier entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne alors qu’il reste sept semaines pour tenter de trouver un début d’accord et que ces entretiens demeurent infructueux depuis le mois de mars. Le Royaume a connu un recul de 22.1 % de son économie lors du premier semestre de 2020 soit plus du double de la baisse aux Etats-Unis et  largement plus que dans les principaux pays européens hormis l’Espagne, consécutivement au confinement prolongé. Dès lors un accord avec l’Union est crucial pour Londres afin de ne pas faire subir un nouvel électrochoc à l’économie. Dans l’attente la devise britannique fait du sur place contre l’Euro et le franc mais progresse contre le billet vert.


Depuis le début de l’année, le franc suisse a largement limité la casse. Les incertitudes liées à la pandémie, le plongeon de l’activité au premier semestre et la brutale correction des marchés boursiers jusqu’à mi-mars l’avait mis sous très haute pression. Si le franc ne s’est pas renforcé davantage, et à même reculé depuis le plus fort de la crise c’est grâce aux interventions de la BNS plus massives que lors de l’abandon du cours plancher. Et l’institut ne baisse pas la garde malgré que l’Euro semble bien établi au-dessus de 1.0700 comme le montre l’augmentation des dépôts à vue (+2.8 milliards) pour  la neuvième semaine consécutive. Une cassure et la clôture au-dessus du point technique de 1.0840 sont maintenant nécessaires  pour ouvrir la porte à un affaiblissement plus prononcé de notre devise en direction des 1.1000.


En Australie, le gouverneur de la RBA, Philip Lowe, s’est montré confiant que les taux allaient demeurer à 0.25 % pour les trois prochaines années. Si un niveau de 0.10 % pourrait être envisageable, il exclut toujours que les taux puissent descendre en territoire négatif.


La Banque Centrale du Mexique a procédé à la dixième baisse consécutive de son taux directeur, le réduisant de un demi-pourcent à 4,5 %, une mesure dictée par la contraction économique alors que la Banque Centrale du Brésil a abaissé à 2 % le sien plus tôt dans le mois. Il s’agit de la neuvième réduction consécutive de ce taux et la Banque n’écarte pas la possibilité de l’abaisser encore à l’avenir en fonction de l’impact qu’aura la pandémie sur la première économie d’Amérique Latine.


Après un nouveau plus haut historique sur l’or à 2’075 dollars, l’once a connu une vague de prises de bénéfices qui l’a fait chuter en-dessous de 1’900 dollars mercredi passé. Le métal jaune a désormais repris sa marche en avant et se trouve à nouveau autour  des 2’000 dollars. La banque américaine Citi le voit à 2’300 dollars dans un horizon de six à douze mois. La première zone de résistance qui cumule plusieurs points techniques se trouve à 2070/2088 dollars.