Actualité chargée cette semaine

Jun 17, 2021
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Actualité chargée cette semaine, avec les réunions de plusieurs banques centrales dont la ...


Actualité chargée cette semaine, avec les réunions de plusieurs banques centrales dont la FED hier soir, accompagnées d’une pluie d’indicateurs économiques. La semaine dernière, la banque centrale du Canada a décidé de garder son taux directeur inchangé à 0.25 %. Cette décision est prise alors que la croissance du PIB au premier trimestre ressort à 5.6 % en base annualisée, légèrement en dessous des attentes et que l’on prévoit une contraction au mois d’avril. La banque centrale ne prévoit pas de relever le taux directeur avant que l’économie ait totalement récupéré, ce qui pourrait avoir lieu dans la seconde partie de 2022. Le lendemain, la banque centrale européenne a également laissé sa politique monétaire inchangée, que ce soit au niveau du taux d’intérêt qui reste à -0.50 % ou de son programme d’urgence PEPP. Celui-ci va continuer à soutenir massivement la reprise économique avec un rythme de rachats d’actifs toujours aussi élevé (80 milliards d’euros par mois), d’avantage que lors des premiers mois de l’année. Christine Lagarde a déclaré que malgré l’amélioration des indicateurs (la banque ayant relevé ses prévisions d’inflation et de croissance), il était toujours prématuré d’envisager une réduction du programme d’aide et qu’il faudrait que la reprise soit ferme et durable avant que cela arrive.  Toujours en Europe, on peut noter que le taux à 5 ans grec est devenu négatif pour la première fois de son histoire. Le pays a levé de la dette à -0.02 %. Quand on pense qu’il y a dix ans, le pays englué dans une profonde crise financière devait payer plus de 40 % pour emprunter ! L’Italie est maintenant le dernier pays d’Europe avec un taux positif sur cette maturité.


Afin de tenter de contrôler l’inflation, la banque centrale russe continue sur sa trajectoire de hausse des taux d’intérêt, ceux-ci passant de 5 à 5.5 % vendredi dernier. Après un plus bas à 4.25 % l’année passée, c’est la troisième hausse consécutive en 2021 et sans doute pas la dernière, la CBR ayant laissé entendre qu’une hausse encore plus importante pourrait avoir lieu lors de la prochaine réunion le 23 Juillet. Suite à l’annonce, le rouble a réagi en s’appréciant contre le dollar, en dessous de 72. Mais lorsque les américains ont parlé à leur tour, les choses se sont inversées…


Car l’inflation inquiète également aux Etats-Unis, et ce ne sont pas les derniers chiffres publiés qui calmeront les esprits. Au mois de mai les prix ont continué à augmenter et le hausse atteint désormais 5.0 % en base annualisée, dépassant un consensus déjà élevé de 4.7 %. Les prix à la consommation (hors énergie et denrées alimentaires) ont atteint un plus haut depuis 29 ans. Même si cela est en parti dû à un effet de rattrapage, ce chiffre spectaculaire donne à réfléchir et la question est de savoir combien de temps cette forte inflation va durer. Les membres de la FED ainsi que Janet Yellen la secrétaire au trésor, s’accordent à dire que celle-ci devrait n’être que passagère. Dans ce contexte, la FED qui se réunissait hier était particulièrement attendue. Comme attendu, la banque centrale des Etats-Unis garde ses taux inchangés et maintient son programme de rachats d’actifs à 120 milliards de dollar par mois. Elle conserve sa prévision pour le taux de chômage de cette année (4.5%) mais revoit à la hausse ses prévisions de croissance (7 % au lieu de 6.5 %) et d’inflation (3.4 % au lieu de 2.4%) pour 2021. Surtout, comme illustré à travers des « dot plots », une majorité de membres de la FED envisage désormais une hausse des taux à partir de 2023, ce qui a surpris les marchés.  Le consensus était auparavant d’une hausse des taux à partir de 2024. Concernant le « tapering », le sujet a été discuté mais aucun calendrier n’a été défini, le président de la FED Jérôme Powell jugeant la diminution du soutien à l’économie américaine prématurée.


Ces annonces ont fait réagir les marchés. La bourse américaine a terminé en légère baisse, et les rendements des obligations du Trésor ont bondi. Le rendement de l’obligation à 10 ans qui était redescendu sous les 1.50 % franchit de nouveau cette barre et s’établit à 1.58 %. L’or, qui n’avait pas réussi à s’installer durablement au-delà des 1,900 dollar l’once perd du terrain et retombe à 1815 $. Le dollar se renforce de plus d’une figure contre l’EUR et passe de plus de 1.21 à moins de 1.20


Durant la semaine, le pétrole a continué son rallye et touché un plus haut de deux ans à 73 dollar le baril, avant que la FED ne fasse monter le billet vert. L’agence internationale de l’énergie (AIE) a publié des données laissant entendre à un fort retour de la demande mondiale qui devrait surpasser les niveaux d’avant la pandémie d’ici la fin de l’année prochaine.