A la recherche de la volatilité

Sep 29, 2021
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Le billet vert sort renforcé de ces derniers jours riches en évènements et évolue sur les ...


Le billet vert sort renforcé de ces derniers jours riches en évènements et évolue sur les hauts de 2021 contre la monnaie unique.  La devise américaine a progressé contre quasiment toutes les monnaies alors que le rendement de l’obligation d’état à 10 ans est repassé au-dessus de 1.50 % pour la première fois depuis la fin juin. Lors de sa réunion de politique monétaire la semaine passée, la FED a laissé entendre qu’elle allait réduire le montant de ses rachats d’actifs à partir du mois de novembre pour terminer son Quantitative Easing (QE) au milieu de l’année prochaine. Une fois celui-ci terminé une hausse graduelle des taux d’intérêts pourra être envisagée. Ses prévisions de l’évolution des taux directeurs ont aussi été légèrement revues à la hausse. La moitié des membres du comité table désormais sur un premier relèvement des taux directeurs dès 2022. Pour Jerome Powell, des chiffres de l’emploi encourageant ces prochains mois seront le déclencheur du processus et conforteraient la FED dans ses anticipations. Elle a lors de cette réunion révisé ses prévisions et voit désormais les taux à 0.3 % en 2022, 1 % en 2023 et 1.8 % en 2024. On notera que deux membres importants de la banque centrale et réputé être dans le camps des faucons ont été amené à démissionner cette semaine après des révélations faisant état de transactions privées sur le marché actionnaire. Une activité jugée totalement inapropriée par le Président Jerome Powell. Robert Kaplan de la Fed de Dallas et Eric Rosengren de Boston se retireront dans les deux prochaines semaines. Il est très peu probable que cet évènement modifie fondamentalement la politique de la banque centrale.


La monnaie unique a aussi perdu du terrain face au dollar en raison des élections allemandes de ce weekend. Le moteur économique de la zone euro entre dans une période d’incertitude, alors que des négociations pour former une coalition pourraient durer. Le chef de file du parti social-démocrate, Olaf Scholz, a indiqué qu’une coalition gouvernementale serait formée d’ici Noël. Les pourparlers entre son parti, les verts et le parti libéral auront lieu dès ces prochains jours alors qu’à ce stade, une grande coalition CDU/SPD paraît peu probable. Les négociations risquent donc d’être longues et ardues.


Les incertitudes liées à l’avenir d’Evergrande, le plus grand constructeur immobilier chinois, le résultat des élections allemandes et les signes de décélération de la croissance n’ont pas eu d’impact significatif sur le franc qui se stabilise sur les 1.0800 contre l’Euro. La BNS a gardé son taux d’intérêt à -0,75%, comme attendu mais a néanmoins abaissé sa prévision de croissance pour l’économie suisse, comme la Fed l’avait fait avant elle pour l’économie américaine. Alors qu’elle tablait sur 3,5 % pour l’ensemble de cette année, elle prévoit désormais une croissance de 3 % pour notre pays. Au vu de la situation générale la BNS juge nécessaire de garder une politique monétaire expansive et se dit aussi toujours prête à intervenir sur le marché des changes si nécessaire.


Le mois de septembre qui marque la rentrée pour les banques centrales a vu certains instituts procéder à des ajustements de politiques monétaires.


Ainsi, la Norvège a donné le coup d’envoi à un resserrement monétaire. La Banque centrale a relevé ses taux d’intérêt en augmentant son principal taux directeur de 25 points de base à 0,25 %. Cette décision qui était attendue par les marchés ramène les rendements en territoire positif.


La Banque du Brésil a augmenté son taux de base de 100 points à 6,25 %. Après avoir vu l’inflation explosé cette année, le taux directeur qui avait atteint un plancher à 2 % en 2020 début 2021 devrait remonter, selon les analystes, à 7,25 % au minimum d’ici la fin de l’année, soit au plus haut depuis 2017.


A l’opposé et malgré une inflation là aussi galopante qui s’affiche à 19 %, la Banque Centrale turque a abaissé son taux directeur de 19 % à 18 %. Les pressions répétées du président Erdogan réclamant un assouplissement monétaire ne sont pas étrangères à cette décision. La livre turque a chuté à un nouveau plus bas historique de 8.8938 livres pour un dollar car les marchés redoutent la perte d’indépendance de la banque centrale.


Statu quo par contre pour la Banque d’Angleterre, mais si les 9 membres du comité ont maintenu la politique monétaire en l’état, deux d’entre eux désormais se sont ralliés à l’idée de mettre fin à l’assouplissement quantitatif. Cette nouvelle a boosté la livre la semaine passée mais elle a chuté lourdement en ce début de semaine après les annonces de pénurie d’essence et de chauffeur poids lourd. L’association des distributeurs anglais de carburant déclare que 50-90 % des stations d’essence n’ont plus de réserves pour approvisionner la population suite aux problèmes de livraison par manque de chauffeurs. Conséquence du Brexit, le Royaume fait face à une pénurie de près de 100’000 chauffeurs poids lourd.


La période des banques centrales derrière nous, le marché va se reconcentrer sur les données économiques et particulièrement celles de l’emploi aux Etats-Unis, vendredi 8, citées comme essentielles par le Président de la FED Jerome Powell. D’ici là, pas sûr, que le marché retrouve une volatilité que même les réunions de politique monétaire n’ont pas réussi à réactiver.


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